Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Margaret Preston. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Margaret Preston. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 4 mai 2016

Margaret Preston (1875-1963)





Margaret Preston (1875-1963)
The brown pot (1940)
Art Gallery of New South Wales - Sydney (Australia)

Que voit-on ?  Les fleurs que ce Brown pot contient sont des banksias, les fleurs indigènes qui survivent dans des conditions difficiles et se développent le long des franges côtières  boisées de la côte est de l'Australie. Margaret Preston a vécu pendant un certain temps à Berowra,  à  40 km au Nord de Sydney, près de la rivière  Hawkesbury, dans un brousse où les banksias prolifèrent. Avec ses feuilles hérissés, épineuses et  ses branches sculpturale et décharnées, cet arrangement floral, très éloignés de ce qui se peint ailleurs dans le monde, semble incarner une esthétique domestique patriotique qui s'exprimait pendant la seconde guerre mondiale dans la plupart des foyers de la classe moyenne au Nord de Sydney. Un esthétique domestique sans prétention qui utilise un  simple pot à couvercle comme vase. Margaret Preston  comme la génération précédente de peintres australiens passionnés par les paysages pastoraux, revendique une vision purement australienne de la thématique picturale non seulement  par  l'utilisation de fleurs coupées indigènes dans la maison, mais aussi par l'adoption d'un style de peinture qui se rapproche de plus en plus de celui des peintures murales des aborigènes et de l'art autochtone historique.

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle.  Avec  Grace Cossington, elle introduisit le mouvement  moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A  la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut  parmi la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne dont cette nature morte est un exemple. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle a enseigna dans le public,  à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.



mercredi 15 février 2023

Margaret Preston (1875-1963) - Australian Gum Blossom

Margaret Preston 1875-1963) Australian Gum Blossom 1929. Oil on canvas, 46.5 x 46.0 cm Private collection

Margaret Preston 1875-1963)
Australian Gum Blossom 1929.
Oil on canvas, 46.5 x 46.0 cm
Private collection

Que voit on ? Les fleurs décrites ici sont des  Corymbia ficifolia, issues d'un arbre originaire d'une petite zone de la côte sud de l'Australie occidentale, mais qui ont essaimé au cours des siècles dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier. Outre ses qualités esthétiques, la composition de Preston met en évidence son intérêt pour les mathématiques à travers les  détails méticuleusement rendus de leur "géométrie complexe". Dressées dans un vase en céramique ,peut-être fabriqué par son amie proche Glady Reynell, les fleurs rouges rayonnent littéralement du haut en bas de la composition, mises en valeur par l'angle aigu que forme le  plateau en miroir et le vide derrière lui ,tous deux peints en noir et blanc.

Rappel biographique : Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle. Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut parmi la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne dont cette nature morte est un exemple. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle enseigna dans le public, à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.

_______________________________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 10 mars 2017

Margaret Preston (1875-1963)


Margaret Preston (1875-1963) 
Tea time
Private collection 

 Que voit on ?  une nature morte très académique, oeuvre de jeunesse de Margaret Preston, pas du le style moderniste qui fera sa célébrité. Malgré la touche académique, la peintre se livre à un extraordinaire travail sur les reflets, surtout dans la théière où - à l'exemple des natures mortes de l'âge d'or  hollandais-  l'autre partie de la pièce, la réalité, apparait déformée. On peut d'ailleurs s'amuser à reconnaitre dans ses déformations de la théière et son mélange des volumes ce qui deviendra, beaucoup plus tard,  sa manière de peindre. Ici en tout cas, bien isolée sur la nappe blanche : la pince à sucre ! un ustensile de cuisine aujourd'hui relégué aux oubliettes et pourtant symbole majeur du raffinement Victorien et apport crucial des hygiénistes au fin fond de l'Empire !

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle. Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne dont cette nature morte est un exemple. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle a enseigna dans le public,  à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.

mercredi 21 février 2018

Margaret Preston (1875-1963)


Margaret Preston 1875-1963)  
Glass and cups, 1927
Private collection, Australia 

Que voit-on ? Sur un entablement  noir et blanc très graphique : 3 tasses à café en porcelaine blanche et leurs sous-tasses  ; un verre ;  un sucrier en argent ; un pot à café en argent... impeccablement alignés selon deux diagonales qui ne se croisent pas. Les ombres portées, très allongées, jettent sur 
l'ensemble de la composition à dominante de noir et blanc une tonalité crépusculaire, que seul vient rehausser le jaune d'un quartier de citron gisant au fond du verre. Magnifique travail sur les reflets dans le sucrier, et le pot à café mais aussi les tasses,  dans cette pièce d'inspiration "art déco", une des premières de Margaret Preston et sans doute l'une des seules à se deployer avec une telle économie de coloris.

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle. Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A  la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut une des premières artistes australiennes que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle enseigna dans le public, à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.

samedi 25 mars 2017

Margaret Preston (1875-1963)



Margaret Preston (1875-1963) 
The veranda
Private collection 

Que voit-on ? Sur une table de veranda en fer : un vase en terre cuite contenant un bouquet de fleurs d'hibiscus à l'arrière plan, un saladier en verre transparent contenant quatre oranges, un drapé blanc  qui est sans doute celui d'une nappe négligemment repliée et, au premier plan, une tasse à café  en porcelaine sur laquelle on peut lire la signature de la peintre. Nous arrivons visiblement à l'extrême fin d'un repas sur la veranda !

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle. Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A  la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut  parmi la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle enseigna dans le public,  à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.

jeudi 9 juillet 2020

Margaret Preston 1875-1963) - Still life with eucaplyptus and apples

 


Margaret Preston 1875-1963)
Still life with eucaplyptus and apples
Private collection

Que boit on ? Se détachant violemment sur un fond blanc dont l'épaisse matière  - qui n'est pas sans rappeler celle de certaines toiles de Van Gogh -  est parsemée de signaux aborigènes, un bouquet de fleurs rouges  dans un pot noir en céramique  posé à côté de deux pommes du même rouge que les fleurs.

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle.  Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement  moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A  la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut  parmi la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne dont cette nature morte est un exemple. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle a enseigna dans le public,  à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.
 
_______________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

samedi 29 octobre 2016

Margaret Preston (1875-1963)


Margaret Preston (1875-1963)  
Still life with snail  (1949)
Private Collection 

Que voit on ?  Un ensemble de fruits exotiques très colorés parmi lesquels des grenades, des citrons, des bananes ,un ananas et des fruits de la passion, peints à la façon de certaines peintures aborigènes australiennes. Un escargot se glisse - non sans péril -  entre ananas et bananes. 

Rappel biographique :  Margaret Preston est une figure majeure de la peinture australienne du 20e siècle. Avec Grace Cossington, elle introduisit le mouvement moderniste en Australie dès le début du 20e siècle. A  la tête de ce qui constituait alors une véritable avant-garde artistique dans l'hémisphère sud, Margaret Preston fut  parmi la première artiste australienne que l'art aborigène influença notablement. Elle est connue pour ses peintures de la flore et de la faune autochtone australienne dont cette nature morte est un exemple. Avant son mariage, pour des raisons principalement financières, elle fit une carrière de pédagogue privée dans le domaine de l’art. Plus tard elle a enseigna dans le public,  à la fois au Collège Saint-Pierre et au Collège Presbyterian Ladies, à Adelaïde. Parmi ses élèves, on peut citer des artistes aussi remarquables que Bessie Davidson, Gladys Reynell ou Stella Bowen.


samedi 2 février 2019

Bessie Davidson (1879-1965) - Still-Life with Pears


Bessie Davidson (1879-1965) 
Still-Life with Pears 
 Private collection 

Que voit on  ? La masse sombre aux reflets brillants du pot en céramique vernissée qui occupe la gauche de la composition   attire l'attention sur les poires disséminée à gauche et à droite  duc adre et sur le verre d'eau où trempe un paille...

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.

____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 


mercredi 10 août 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Autumn table at Villetaneuse


Bessie Davidson (1879-1965) 
Autumn table at Villetaneuse (1935) 
Private collection

Que voit-on ?  Sur une table de salle à manger, d'un intérieur chaleureux, désertée par ses occupants, une fin de repas matérialisée par de la viande ou du pâté dans une assiette, des poires, un saladier de fruits (des raisins principalement) et du vins. Un repas pour 3 personnes dont une a bu un petit peu plus que les autres. 

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.




mardi 3 mai 2016

Bessie Davidson (1879-1965) - Still Life with Fruits and Carafe



Bessie Davidson (1879-1965)  
Still Life with Fruits and Carafe
Private Collection, Australia

Que voit-on ?  Devant un mur de fond grossièrement peint en bleu, sur une grande nappe blanche, organisés autour d'une carafe de jus de fruits placée au centre de la table :  un torchon à liseré rouge, une pastèque entière, deux groupes de prunes, quelques noisettes et derriere l torchon un boite protège allumette comme on en trouvait autrefois.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle part en compagnie de Margaret Preston. Elle passe d'abord quelques mois à Munich avant de pouvoir s'installer а Paris, son véritable but. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet. Elle y rencontre également Germaine Desgranges avec laquelle elle se liera d'une amitié qui dura jusqu’à la mort des deux amies. 
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, Aman-Jean, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Les années 1920 а 1938 sont marquées par une grande évolution et une abondante production pleine de vigueur, franchise et ampleur. C'est dans son atelier qu'elle reprend les esquisses réalisées en extérieur lors de ses séjours en Savoie (château de Villeneuve à Cognin, Talloires), sur la côte basque (Guéthary), en Normandie ou en Ecosse, ou encore durant les voyages qu'elle fit en Autriche, Russie, Italie, Maroc et Suisse.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est rйcompensée).
Les musées de Canberra, Adélaide, Edimbourg, Kirkcaldy, La Haye, et, en France, Paris, Rouen, Beaune, Belfort et Roubaix (La Piscine) possèdent quelques-unes de ses œuvres.
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est astreinte en tant que citoyenne britannique à séjourner dans la région de Grenoble, à La Tronche. Elle vécut alors de sa peinture, qu'elle exposa à Grenoble et à Lyon. Les toiles de cette époque sont superbes, sa touche est forte, lumineuse et vivante.
Revenue à Paris, ses grandes toiles sont plus rares. Elle peint de préférence des extérieurs sur petits panneaux de bois (plus d'une centaine d’études). 1951 est la dernière année où elle participe à un salon et marque, pratiquement, la fin de sa production de tableaux de grand format.
Bessie Davidson n'a guère cherché le succès. "Grande Dame" pleine de noblesse et de générosité, elle fut aussi une grande artiste : son œuvre reste celle d'une intransigeante écossaise née en Australie, pays de grands espaces, et profondément imprégnée de culture française.
Elle meurt à Paris, dans son atelier du no 40 de la rue Boissonade, le 22 février 1965.



lundi 6 juillet 2020

Bessie Davidson (1879-1965) - Still life with flowers and pears

 

Bessie Davidson (1879-1965)
Still life with  flowers and pears
Private collection 

Que voit on ?  Sur un entablement de salle à manger  : un pot à eau en cramique noir rempli d 'un bouquet de fleurs blanches avoisinant un autre pot en verre transparent  rempli de fleurs jaunes qui semble être des capucines et d'une branche morte. A côté de ces vases floraux, un plat blanc qui occupe le premier plan de la composition et contient 3 poires.présentées sous divers angles.

Rappel Biographique :  Bessie Davidson  est une importante artiste australienne qui a fait la plus grande partie de sa carrière en France. Née dans une famille d'origine écossaise où l’enseignement des beaux art était très présent, elle a toujours cultivé la fierté de ses racines. En Australie, elle reçoit jusqu'en 1904 une formation de peintre avec son professeur Margaret Preston, une autre figure majeure de la peinture australienne. А l’âge de 24 ans, elle obtient de son père l'autorisation d'aller poursuivre des études artistiques en Europe. Elle fréquente а Montparnasse l'atelier de la Grande Chaumière où elle deviendra l’élève de René-Xavier Prinet.
De retour en Australie de 1907 а 1910, elle y peint et expose à la South Australian Society d'Adйlaпde, puis revient а Paris en 1910.
Elle s'intègre très vite au milieu artistique du moment, celui de Maurice Denis, Albert Besnard,  Jacques-Emile Blanche, Lucien Simon, etc.
Son atelier, qu'elle conservera toute sa vie, est installé rue Boissonade. Elle aura ultérieurement comme voisin, de l'autre côté de la rue, Conrad Kickert, peintre néerlandais qui restera toute sa vie en France et restera profondément lié à Bessie.
Retournée visiter sa famille en Australie en 1914, elle y apprend sur le bateau le déclenchement de la Première Guerre mondiale et décide de repartir aussitôt "soutenir ses amis" en France. Elle s'engage alors dans la Croix-Rouge française et servira comme infirmière dans les hôpitaux militaires, notamment а l'Hôpital Molitor. C'est dans ces circonstances, qu'elle fera la connaissance de celle qui deviendra sa mécène, son mentor et une compagne dans la vie, Marguerite Leroy, dite "Dauphine". Cette dernière mourut en 1938.
La période 1918-1920 voit dans sa production des peintures en teintes douces (détrempe), des portraits, des fleurs, des intérieurs. Elle obtient en 1918 une commande de l’état qui la charge de peindre un tableau devant orner le carré des officiers du cuirassé Bretagne qui fut coulé plus tard à Mers-el-Kebir.
Bessie Davidson fut vice-présidente du groupe des Femmes Artistes Modernes (FAM) de 1932 а 1936, groupe exposant dans des lieux variés (Théвtre Pigalle en 1932, Maison de France en 1933 et 1934, Galerie Bernheim-Jeune en 1935 et 1936). Les expositions et salons se succéderont alors et l'on verra Bessie Davidson exposer avec  Mary Cassatt, Olga Boznańska, Tamara de Lempicka, Mela Muter, Chana Orloff, Anita Conti, Marie Laurencin, Jacqueline Marval, Marie Bracquemond, Camille Claudel, Suzanne Valadon, etc.
Jusqu'en 1939, ses apports aux divers salons et expositions prouvent la fécondité de son œuvre. 
Et c'est en tant que peintre qu'elle est décorée en 1931 de la Légion d'honneur à titre artistique essentiellement (son engagement comme infirmière pendant la Grande Guerre est bien sûr mentionné, mais c'est l'artiste, notamment la cofondatrice du Salon des Tuileries, qui est récompensée).

____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

____________________________________________
2020 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau