Jacques-Émile Blanche (1861-1942)
La salle à manger d'Offranville
Huile sur toile, 1909
Collection privée
2025- Une collection de natures mortes
Un blog de Francis Rousseau
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Jacques-Émile Blanche (1861-1942)
La salle à manger d'Offranville
Huile sur toile, 1909
Collection privée
2025- Une collection de natures mortes
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Suzanne Valadon (1865-1938)
Vase avec Fleurs, 1927.
National Academy of Arts Sofia
Rappel biographique : Suzanne Valadon est une des plus
importantes peintres françaises du 20e siècle et la premiere femme
admise, en 1894, à la Société nationale des beaux-arts. Elle a commencé
sa carrière comme acrobate de cirque en 1880, jusqu’à ce qu’une chute
mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre
où elle habite avec sa mère, puis avec son fils naturel, le futur
peintre Maurice Utrillo, né 1883, elle a la possibilité de s’initier à
l’art. Devenue modèle d’artistes, elle les observe en posant, et apprend
ainsi leurs techniques. Modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec,
elle noue des relations avec certains. Habituée des bars de Montmartre
où la bourgeoisie parisienne vient s’encanailler, Toulouse-Lautrec
durant cette période, fait d’elle le portrait intitulé Gueule de bois.
Edgar Degas (pour qui elle n'a jamais posé), remarquant les lignes vives
de ses dessins et de ses peintures, encourage ses efforts. Elle connaît
de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés
financières de sa jeunesse. Suzanne Valadon peint des natures mortes,
des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur
composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses
nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent
principalement des portraits, dont celui d’Erik Satie avec qui elle a
une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur
première nuit.
Suzanne Valadon est alors connue pour travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.
La peintre trouve dans la galeriste Berthe Weill, une alliée solide qui
soutient son travail. La marchande fait ainsi participer l'artiste à
près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932, dont trois
rétrospectives personnelles. Son mariage, en 1896, avec un agent de
change, prend fin en 1909, Suzanne quitte son mari pour l'ami de son
fils, le peintre André Utter (1886-1948), qu’elle épouse en 1914. Cette
union, houleuse, dure près de trente ans. André Utter en Adam et
elle-même en Eve figurent sur l’une de ses toiles les plus connues, Adam
et Eve. En 1923 elle achète avec Utter le château de Saint-Bernard, au
nord de Lyon, pour couper son fils Maurice Utrillo de ses penchants pour
l'alcool. Ce dernier qui signait ces toiles Maurice Utrillo V. (pour
Valadon) peint le château ainsi que l’église ou encore le restaurant du
village. Suzanne Valadon morte, le 7 avril 1938, entourée de ses amis
peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.
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2025 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau
Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)
Mr Boileau au café
Huile sur toile,
Cleveland Museum of Art
Que voit-on ? Au premier plan, devant le portrait une nature morte au verre d'absinthe et aux dominos que le hasard à jeter sous forme de revolver, un procédé dont se souviendra plus tard Bernard Buffet.
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2023 - A Still Life Collection
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Maurice Denis (1870-1943)
Hortensias dans un Vase en forme de Vierge à l'Enfant 1913.
Collection privée
Que voit- on ? Posé sur la table d'une salle a manger dans le style Art nouveau, un vase en forme de sculpture de Vierge à l'enfant contenant un bouquet d'hydrangeas bleus. Un rayon de lumière tombe sur la sculpture en provenance d'une fenêtre a vitraux et accentue l'aspect sacrée de cette nature morte.que d'aucunes mauvaises langues qualifièrent ,en leurs temps, de "nature morte de presbytère" !
Rappel
biographique : Après des études au lycée Condorcet où il rencontre
Édouard Vuillard et Paul Sérusier, Maurice Denis se forme en fréquentant
le musée du Louvre où les œuvres de Fra Angelico déterminent sa
vocation de peintre chrétien, marquée ensuite par la découverte de
Pierre Puvis de Chavannes. Il étudie simultanément à l’École des
beaux-arts et à l’Académie Julian en 1888 mais il quitte rapidement la
première, la jugeant trop académique. Il rencontre cette même année Paul
Sérusier qui lui offre son tableau, Le Talisman. Il fonde avec
ce dernier le groupe des nabis et en devient le théoricien. Détachés ou
non du christianisme, les Nabis cherchent des voies spirituelles au
contact de philosophies et de doctrines teintées d’Orient, d’orphisme et
d’ésotérisme. En 1892, au Salon des indépendants, il présente un
tableau énigmatique, Mystère (Matin) de Pâques, signé en bas à droite du monogramme « Maud » qui ajoute encore au mystère de l’œuvre.
Denis découvre la peinture de Paul Gauguin, dont l’influence sera
déterminante pour la suite de son œuvre, lors de l’Exposition
universelle de 1889. Il acquiert d’ailleurs l’une de ses peintures en
1903, l'Autoportrait au Christ jaune (Paris, musée d'Orsay).
D’abord symboliste et synthétique, sa peinture s’oriente ensuite vers un
classicisme renouvelé. Les thèmes religieux, les scènes intimistes et
familiales, les paysages d’Italie et de Bretagne sont très présents dans
l’œuvre de Denis, qui, outre des tableaux de chevalet, comporte de
nombreux décors muraux, des vitraux, des illustrations de livres et
extrêmement peu de natures mortes.
Politiquement, Maurice Denis est proche de l'Action française, mouvement
royaliste, qu'il quitte après la condamnation du mouvement par Rome.
Lorsqu'éclate l'affaire Dreyfus, à la fin du 19e siècle, il fait partie,
comme les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir ou Jean-Louis Forain,
des artistes antidreyfusards et antisémites. En 1941, sous le régime de
Vichy, il est nommé membre du Comité d'organisation professionnelle des arts graphiques et plastiques.
Il meurt le 13 novembre 1943, renversé par un camion, ce qui lui
évitera d'être jugé pour collaboration avec l'ennemi à la fin de la
guerre.
A Saint-Germain-en-Laye, où il a passé toute sa vie, Maurice Denis
acheta en 1914 l’ancien hôpital construit sous Louis XIV pour y
installer sa famille et son atelier, une demeure d’artiste aujourd’hui
devenue le musée qui porte son nom.


