Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Derain. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Derain. Trier par date Afficher tous les articles

samedi 2 janvier 2016

André Derain (1880-1954)



André Derain (1880-1954)
Nature morte au panier (1927)
Musée de l'Orangerie - Paris

Que voit-on ?  Une carafe d'eau ;  un panier en osier à anse contenant un fruit rond difficilement identifiable (melon?  pamplemousse ? ) ;  une assiette blanche contenant deux fruits  peu identifiables (pêches ? pommes? )  ; une coupe en porcelaine blanche contenant du raisin et ce qui semble être 
 une pêche ; à même la table sont posés des raisins, des pêches  (ou oranges?) et surtout deux fruits rouges (prunes ? tomates ?) qui attirent immédiatement le regard.  Visiblement la priorité  de Derain n'a pas été dans cette toile de représenter  les fruits avec précision  !!! La priorité est donc ailleurs ...
Cette composition fait partie des natures mortes réalisées dans les années 1924-1927 dans lesquelles Derain expérimente diverses solutions de rendu du modelé et de la lumière. Ici, il privilégie l’usage de traits de pinceau noirs ou blancs. Les zones lumineuses sont suggérées par des empâtements blancs, l’ombre par des lignes noires comme on peut le voir sur le panier et dans le rendu des grains de raisins. Sinon il module la forme par de larges touches de pinceau irrégulières, juxtaposées les unes aux autres notamment pour les objets clairs. Ce sont ces traits de pinceaux très enlevés qui donnent à cette nature morte son caractère et sa modernité. Les deux fruits rouges à droite sont traités de toute autre manière en aplat et par un pur contraste de valeur et de couleur. Dénués d’ombre, ils semblent quelque peu flotter dans l’espace et créent un effet de dissonance. La composition est à la fois simple et subtile : le tableau est partagé en deux plans horizontaux presque égaux : celui de la table et celui du fond presque uni. Cependant la ligne horizontale du bord de la table s’incurve légèrement vers la droite. Le rebord gris vert de la table fait écho à l’ocre rouge de l’arrière-plan. Dans cette œuvre tout en camaïeu d’ocres et de gris, Derain fait preuve d’une grande maitrise des rapports de couleurs.
Provenance : Paul Guillaume (1929) ; Domenica Walter
D'après notice du Musée de l'Orangerie 


Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du  fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

dimanche 1 septembre 2024

André Derain (1880 –-1954 - Nature morte au compas

André Derain (1880 –-1954) Nature morte au compas, 1938



André Derain (1880 –-1954)
Nature morte au compas, 1938
Collection privée

Que voit on ? Une nature morte presque monochrome où dominent le noir et le blanc à peine rehaussé par du marron, pour la potiche espagnole et la règle. Une composition mathématique qui surprend Derain en flagrant délit de surréalisme. Ce qui est pour le moins surprenant.

 Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur. Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)

______________________________________
2024 - Une collection de Natures Mortes
Un blog de Francis Rousseau

 

 

 

dimanche 7 juin 2015

André Derain (1880 -1954)



André Derain (1880 -1954)
Nature morte au pique-nique (1938-39) 
Musée d'Art moderne de Troyes

Que voit-on ?  Sur un fond noir  représentant le sol, largement masqué par une nappe blanche a peine dépliée, de gauche a droite : 4 pains de formes différentes, un baguette entière, une miche entière, deux quignons tranchés dont un à peine visible en haut à droite du tableau ;  un panier à pain vide recouvert d'un linge blanc ;  une assiette blanche sur laquelle il y a trois pêches dont deux à peine visible ;  le panier de pique nique en osier ; enfin la nappe blanche jetée en drapé, très caractéristique des natures mortes de Derain, drapé dans les plis duquel sont posées trois fruits. Ce sont les couleurs très vives du pain des fruits et du drapé de même que la perspective (en plongée) qui frappent dans cette toile de Derain incluse dans de la collection Pierre Levy visible au Musée d'art moderne de Troyes.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

lundi 16 novembre 2015

André Derain (1880 -1954)



André Derain (1880 -1954)
(attribué à ...)
Nature Morte avec pain
Collection privée 

Que voit-on ? sur une table en bois ressortant d'un fond blanc, trois éléments : une coupe blanche, un pichet vert  à anse et une miche de pain tranchée en son extrémité de façon à dessiner un coeur blanc. Ce tableau attribué a Derain n'est dans les coloris habituels de ce peintre fauve  ni dans sa touche, c'est pourquoi ce site prend cette attribution avec quelques doutes, bien que l'on ait déjà vu la majeure partie des peintres modernes et anciens, dérouter de façon quelquefois extrêmement surprenante les spectateurs de leurs oeuvres.  Pourquoi Derain ferait-il exception à la règle ?    

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du  fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.



samedi 12 novembre 2016

André Derain (1880-1954)



André Derain (1880-1954)
La Table, 1911
The MET, New York

Que voit on? Ce qui frappe tout d'abord dans cette toile du maître du fauvisme et de l'explosion des couleurs, c'est la palette très restreinte utilisée, totalement à l'opposé de celle étalée dans les productions des années 1905-1907. Dans cette nature morte, trois couleurs seulement sont utilisées. Pas n'importe lesquelles de surcroît puisqu'il s'agit du bleu (deux en l'occurrence : celui du ciel et celui du pichet en céramique vernissée), du blanc (pour la nappe, les deux assiettes, le bol et le vase en porcelaine) et du rouge (des rouges si l'on ajoute au rouge relativement éteint du rideau, le rouge brun - encore plus sourd -  de la table). Malgré l'emploi de ces trois couleurs patriotiques, la tonalité d'ensemble de cette toile reste sombre comme si Derain tentait un retour à la sobriété après l'orgie de couleurs, partagées avec Matisse, des années précédentes. C'est d'ailleurs exactement ce qui se passe, puisque cette toile s'inscrit dans le grand mouvement pictural  du " retour à l'ordre " des années 1910 auquel Picasso lui même souscrivit. Cette atmosphère sobre - presque sinistre - donne à cette nature morte un connotation singulièrement surréaliste.  Cette oeuvre a été acquise par le Metropolitan Museum of Art de New York très peu de temps apres son arrivée à New York à la Galerie Pierre Matisse en 1952 où elle fut exposée sous le nom de The blue Pitcher (Le pichet bleu)  dans une exposition thématique intitulée Still Life and The School of Paris (La Nature Morte et l'Ecole de Paris). Deux ans plus tard, en 1954, l'année de la mort de Derain, elle entrait définitivement dans les collections du MET.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées  dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York,  le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)



lundi 25 novembre 2019

André Derain (1880-1954) - Fruits et couverts



André Derain (1880-1954) 
Fruits et couverts, c. 1948-50 
Huile sur toile 
Collection particulière 

Que voit on ? Des fruits tellement stylisés que l'on se demande si ce sont des pommes, des oranges ou des prunes  ?! L'identification du sujet semble peut importé dans ce tableau attribué à Derain et qui a été adressé à l'administrateur du blog par un lecteur passionné.  Un compotier, un couteau au tout premier plan et une cuillère a peine esquissée, complètent cette nature morte d'une composition très surprenante...

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées  dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York,  le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)

______________________________________
2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


mercredi 24 mai 2017

André Derain (1880-1954)


André Derain (1880-1954)
Nature morte avec citrouille 
Collection Privée

 Que voit-on ? Une composition complexe tout en clair-obscur et couleurs vives dont la citrouille qui donne son titre à la toile est bien le centre. Cette nature morte, composée sur deux étages, à la façon de natures mortes de l'Antiquité Romaine, prend appui pour son premier plan sur un banc de bois de type banc de monastère et, pour le second plan sur la table longue devant laquelle il permet de s'asseoir. Les deux plans sont recouverts de linges dont les pliures sont décrites avec une précision presque maniaque : il s'agit d'une serviette dépliée sur la partie gauche du banc et d'une nappe comme symétriquement dépliée sur la partie droite de la table. L'oeil attiré par ce jeu de linges en oublierait presque "les" natures mortes elles-mêmes réunissant  tous les objets classiques des natures mortes des ages d'or à la fois hollandais, espagnol et français ! Reflets, textures, jeux de lumières et de couleurs c'est, à n'en pas douter, un hommage appuyé de Derain à tous ces prédécesseurs dans le domaine.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées  dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York,  le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)

mardi 27 octobre 2020

André Derain (1880-1954) - Deux roses dans un verre



https://astilllifecollection.blogspot.com/2020/10/andre-derain-1880-1954-deux-roses-dans.html


André Derain (1880-1954)
Deux roses dans un verre , c. 1927-28
Huile sur toile 41.3 x 33 cm
RISD Museum (Rhode Island School of Design)

Que voit on ? ce que décrit le titre  une rose, rose et une rose blanche  toutes deux très épanouies, dans un verre rempli d'eau  qui 'laisse apparaitre les tiges. Les roses sont dirigées dans deux direzctions opposées, facilitant ainsi leu équilibre dans le verre.  

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur. Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)

______________________________________
2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 1 décembre 2024

André Derain (1880-1954) - Nature morte à la Brioche, Verre et Bouteille

André Derain (1880-1954) Nature morte à la Brioche, Verre et Bouteille (1911) Huile sur toile, 50.1 x 60.8 cm. Kunstmuseum, Basel


André Derain (1880-1954)
Nature morte à la Brioche, Verre et Bouteille (1911)
Huile sur toile, 50.1 x 60.8 cm.
Kunstmuseum, Basel

Que voit on ? Tout est dit dans le titre ! 



Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvisme. Peintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques : huile, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur. Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas à la fin des années 1910, durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes. Quelques de ces toiles sont aussi conservées dans les plus prestigieux musées de la planète (le Metropolitan Museum of Art de New York, le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Rhyssen-Bornemisza de Madrid, la Royal Gallery de Londres, l'Australian National Gallery, le Bunkamura Museum of Art à Tokyo...)

 ____________________________________________
2024 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau  

vendredi 18 septembre 2015

André Derain (1880-1954)



André Derain (1880-1954)
Nature morte aux poissons et à la poêle (1939)
Collection Pierre Levy
Musée d'art moderne de Troyes.


Que voit on ? Sur une table de cuisine en bois dont un tiroir est ouvert, de gauche à droite : un plat en céramique vernissée blanche dans lequel sont posés 8 poissons crus, frais et entiers de diverses catégories : derrière le plat de poissons un saladier vide en terre cuite vernissée marron et blanc :  recouvrant partiellement la table, une nappe à peine dépliée et jetée en drapé, passent à la fois sous le plat de poissons et sous une poêle de grande taille en fonte noire qui semble contenir trois coquilles Saint-Jacques. Tous les décors du tableau en dehors des éléments qui sont posés sur la table baignent dans une atmosphère rouge très profonde.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

mardi 26 mai 2015

André Derain (1880 -1954)




André Derain (1880 -1954)
 Nature morte aux oranges (1931)
 Centre Georges Pompidou, MNAM,  Paris

Que voit-on ?  Sur un grande table de cuisine en bois, de gauche à droite : une soucoupe en verre transparent contenant deux œufs, un plat rempli de fruits mais où dominent les oranges présentées en pyramides avec des pommes et des poires ; une cruche en céramique vernissée noire avec anse ; ce qui semble être une théière en porcelaine blanche ;  cadré en plein centre de la toile, une serviette blanche à peine dépliée et jetée sur la table en drapé dans les plis duquel sont prises une pomme rouge digne de Cézanne et une poire ; un grand  plat en étain ou argent, vide et mystérieux comme un hommage aux peintres hollandais de l'âge d'or de la nature morte, parachève la composition à droite.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

jeudi 7 juillet 2016

André Derain (1880 –-1954)



André Derain (1880 –-1954)
Nature morte au verre de vin (1928)
Musée de l'Orangerie,  Paris 

Que voit-on ?  Sur un entablement en bois très simple dont le premier plan est occupé apr un verre de vin et un morceau de pain baguette,  une assiette en céramique sur laquelle sont posées des fruits oblongues ( vraisemblablement des poires) et des grappes de raisins rouges.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du  fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.


lundi 1 juin 2015

André Derain (1880-1954)



André Derain (1880-1954)
Nature morte aux raisins sur un plat (1944-1948)
Collection Privée

Que voit-on ?  Sur un  guéridon remarquablement suggéré par un seul trait blanc en bas en gauche, (comme aurait pu le faire Dufy, posé dans un plat en céramique vernissée blanche, deux grappes de raisins blancs (en l'occurrence verts ici) présentées tête-bêche.

Rappel biographique : Le peintre français André Derain est l'un des fondateurs du fauvismePeintre de figures, de portraits, de nus, de paysages, de marines, de natures mortes, il emploie diverses techniques :  huiles, gouaches, aquarelles, pastels. Il est également peintre de décors de théâtre, sculpteur, graveur et illustrateur.
Pendant l'occupation allemande de la France, Derain est courtisé par les Nazis comme symbole prestigieux de la culture française. Il accepte une invitation pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec, notamment, son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou le sculpteur  Paul Belmondo. Derain est traité de collaborateur et ostracisé après la Libération. Après la guerre, il renonce aux présentations publiques de ses œuvres et finit sa vie dans une solitude volontaire.
Son œuvre est parfois considérée comme un revirement vers la tradition après un engagement dans les avant-gardes mais elle témoigne fortement des préoccupations des artistes de son époque, dont beaucoup, à l'instar de Maurice De Vlaminck ou Félix Valotton suivent ce même itinéraire, qualifié par les historiens de l'art de « retour à l'ordre », auquel même Picasso n'échappe d'ailleurs pas  à la fin des années 1910., durant une courte période. L'œuvre de Derain est essentiellement picturale, mais il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres, il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes.

Ce blog a publié plusieurs natures mortes de ce peintre. Pour toutes les retrouver cliquez sur l'onglet libellé et retrouver le nom du peintre.

vendredi 6 septembre 2019

Georges Braque (1882-1963) - Les poissons noirs


Georges Braque (1882-1963)
Les poissons noirs,1942.
Huile sur toile, 33 x 54.8 cm.
Centre Georges Pompidou, Paris

Que voit on ? Cloîtré dans son atelier pendant toute la durée de la guerre, Braque se consacre au thème des Intérieurs avec un retour en force du noir qui donne une impression de dépouillement et de sévérité. La guerre est pour Georges Braque synonyme d'austérité et d'accablement. À ce moment-là, « il n'y a guère de place pour l'émulation dans la vie de Braque : ni concours, ni discussion, ni travail en commun.  1942 est une année particulièrement féconde pour le peintre qui commence plusieurs toiles sur le thème de la musique, réalise encore quelques dessins de femme  et... de nombreuses natures mortes reprend le pas : Deux poissons dans un plat avec une cruche, 1939-1941,  inaugure une série de poissons sur fond noir,  dont  le tableau ci dessus  Les Poissons noirs est une autre exemple. Ces intérieurs rappellent que l'artiste s'est « cloîtré » chez lui pendant toute la durée de la guerreSes toiles les plus significatives ont pour sujets des objets de la vie quotidienne, objets dérisoires, utiles à la survie, ou à la nourriture rationnée.

Rappel biographique :  Braque et la deuxième guerre mondiale 
En 1941, un grand nombre des peintures de Braque déposées à Libourne sont confisquées par les autorités allemandes. Cette même année,  Braque ne participe pas au voyage à Berlin organisé par Arno Breker et Otto Abetz dont André Derain, Othon FrieszMaurice de Vlaminck, Kees van Dongen, André Dunoyer de Segonzac font partie.  Mais il ne souhaite pas désavouer son ami Derain, et le commentaire de lui rapporté par Fernand Mourlot : « Heureusement, ma peinture ne plaît pas, je n'ai pas été invité ; sans quoi, à cause des libérations [de prisonniers] promises, j'y serais peut-être allé »  reste, selon Alex Dantchev et Fernand Mourlot, une forme d'exonération de toute accusation de collaboration envers l'ami Derain. Certes, le lien avec Derain est rompu tout comme celui avec les autres artistes qui ont fait le même voyage.
Braque met un soin particulier à se tenir  très à l'écart du régime de Vichy pendant toute la guerre. Pourtant, les avances de l'occupant ne manquent pas, ses tableaux déchaînent l'enthousiasme de Pierre Drieu la Rochelle lors de l'exposition de vingt de ses toiles au Salon d'automne 1943. Les officiers allemands qui visitent son atelier, le jugeant trop froid, proposent de lui livrer du charbon, ce que Braque refuse avec finesse. Il refuse également de créer un emblème pour le gouvernement de Vichy, alors que Gertrude Stein s'est proposée pour traduire les discours de Pétain. Braque a le défaut inverse : il ne se laisse pas acheter. Sa position est claire : pas de compromis, pas de compromission. Ce qui ne l'empêche pas de recevoir Ernst Jünger dans son atelier le 4 octobre 1943. Écrivain et poète en uniforme d'occupant cette année-là, Jünger, qui recevra le prix Goethe en 1982 et qui entre dans la Pléiade en 2008, apprécie les peintures « dégénérées » d'Edvard Munch, de James Ensor, du Douanier Rousseau, de Picasso auquel il a rendu visite cette même année et aussi de Braque, dont il a vu les peintures au Salon d'automne 1943, et qu'il trouve « réconfortantes, parce qu'elles représentent l'instant où nous sortons du nihilisme». Leur force, tant dans les formes que dans les tons représentent pour lui le moment où se rassemblent en nous la matière de la création nouvelle.
En 1945, à la fin de la guerre, Braque se tient à l'écart de l'épuration et rejoint Varengeville. 
Il n'adhère pas non plus au Parti communiste français malgré les démarches répétées de Picasso et de Simone Signoret. Il se tient aussi à l'écart de Picasso dont il apprécie de moins en moins l'attitude et que Maïa Plissetskaïa qualifiera plus tard de hooligan. Il décline l'invitation à séjourner à La Californie à Cannes, choisissant plutôt d'habiter chez son nouveau marchand parisien, Aimé Maeght, à Saint-Paul-de-Vence. Il n'empêche que chacun des deux peintres essaie d'avoir des nouvelles de l'autre. Notamment lorsque Braque subit une opération pour un double ulcère à l'estomac, en 1945, Picasso vient le voir chaque jour, et il continue à chercher son approbation malgré son attitude distante.
À partir de 1951, une sorte de réconciliation va s'amorcer. Françoise Gilot rend visite très souvent à Braque, même après sa séparation, elle lui présente son fils Claude Picasso, alors adolescent, qui ressemble tant à son père que Braque fond en larmes : le garçon est le portrait vivant de son « compagnon de cordée » de l'époque. La véritable nature du lien entre les deux peintres reste difficile à cerner. Selon Braque, ce n'était pas une coopération artistique mais « une union dans l'indépendance».
Après une convalescence de deux ans, Braque reprend sa vigueur, et il expose au Stedelijk Museum d'Amsterdam, puis à Bruxelles au Palais des beaux-arts. 
En 1947, il est à la Tate Gallery de Londres. 
La même année, Aimé Maeght devient son nouveau marchand parisien, et publie la première édition des Cahiers G. Braque.
En 1948, à la Biennale de Venise, où il a présenté la série des Billards, il reçoit le Grand Prix pour l'ensemble de son œuvre. Suit une série d'expositions en particulier au MoMA de New York, qui parachève la reconnaissance internationale de son œuvre. Paul Rosenberg lui consacre encore une nouvelle exposition dans sa galerie de New York en 1948.

____________________________________________
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

mardi 27 novembre 2018

Henri Matisse (1869-1954) - Anémones et Grenades


Henri Matisse (1869-1954)
 Anémones et Grenades  1946.
Collection privée 

Que voit on ? Ce que décor le titre dans une grande atmosphère de fraicheur et une gaieté  que vient a peine assombrir la fenêtre ouverte sur un palmier dansant dans la nuit.

Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec des livres, en juin 1890.Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio,  il peint une une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

____________________________________________
2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 


lundi 13 avril 2020

Henri Matisse (1869-1954) - Anémones au miroir noir


 


Henri Matisse (1869-1954)
Anémones au miroir noir
Huile sur toile, vers1920
Private collection  (Sotheby's NYC)

Que voit on ?  Posé devant une fenêtre  aux voilages fermés, un vase en verre transparent occupe l'extrémité gauche de ce qui semble être une table de toilettes dite " coiffeuse ", encombrée de divers objets, dans une chambre de dame. Le vase contient des anémones multicolores qui se déploient sur tout le milieu du cadre devant un miroir qui ne les reflète pas ; un miroir mystérieusement noir, selon la description  de Matisse  lui-même.

Rappel biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890. Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

_________________________________________

2020- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 13 août 2019

Henri Matisse (1869-1954) - Assiette de fruits



Henri Matisse (1869-1954)
Assiette de fruits 1902-03.
Huile sur toile (27 x 35.26 cm).
San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA)

Que voit on ? une assiette en porcelaine blanche dans laquelle sont posés plusieurs fruits ( orange, pommes, prune, reine-claude) Sur l'entablement lui-même : une reine-claude en haut, à droite et une  un oignon en bas à gauche.  Une toile  pliene de délicatesse et de charme peinte alors que le peintre se dirige vers la quarantaine.

Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890. Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

_________________________________________
2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 22 juillet 2021

Henri Matisse (1869-1954) - Nature morte avec pommes


Henri Matisse (1869-1954), Nature morte avec pommes, Huile sur panneau, 1916, Harvard Art Museums


Henri Matisse (1869-1954)
Nature morte avec pommes
Huie sur panneau 1916
Harvard Art Museums

Que voit on ? Une composition qui est une variation à peine de  différente de Nature morte au verre d'eau et assez proche  de Nature morte au citron, référence explicite à Manet et à son Citron  où l'utilisation du Noir est typique de cette période de Matisse. Au journaliste Ragnar Hoppe, qui l'avait interviewé en 1919, Matisse expliquait : " Je n’ai jamais été aussi conscient que récemment, de la beauté de la couleur noire, de tout ce qu’elle peut offrir, à la fois comme contraste et en soi ".

Rappel biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890, à l'âge de 21 ans Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction d'un de ses premiers dessins, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. » Cette prophétie artistique peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse. En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre. En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner. En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme. À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)

_________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

 

samedi 1 août 2020

Henri Matisse (1869-1954) - Vase de Tournesols


 


Henri Matisse (1869-1954)
Vase de Tournesols  с.1898-99
Musée de l'Ermitage, Saint Petersbourg, Russie 

Que voit on  ? Matisse aussi a peint des tournesols ! Et même s'il s'agit d'une œuvre de jeunesse, toute cette force et ce goût d'aller à l'essentiel que l'on retrouve chez lui plus tard, sont déjà présents dans ces deux fleurs flamboyantes... voir presque arrogantes !



Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec livres et chandelle en juin 1890, à l'âge de 21 ans  Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio, il peint une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, d’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)
_________________________________________

2020- A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

jeudi 28 février 2019

Henri Matisse (1869-1954) - Citrons sur fond rose


Henri Matisse (1869-1954)
Citrons sur fond rose, 1943
Collection privée 

Que voit on ? Posés sur le manteau d'une cheminée en brique rose, devant un tapisserie elle même rose à motif de fleur de lys stylisées : 6 citrons dont 2 verts entourant une porcelaine chinoise octogonale remplie de fleurs.   

Rappel Biographique : Henri Matisse, peint son premier tableau, Nature morte avec des livres, en juin 1890.Peu après, il se rend à Paris. En 1892, il rencontre Albert Marquet à l'École des Arts déco puis s'inscrit en 1895, à l'École des beaux-arts, dans l'atelier de Gustave Moreau. L'enseignement du maître encourage ses élèves à penser leur peinture, à la rêver, au-delà de la virtuosité technique. Matisse, comme ses condisciples, Georges Rouault, Léon Lehmann, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot ou Henri Evenepoel, est stimulé par cette conception de la peinture et entend développer la sienne selon son individualité. Gustave Moreau, lors d'une correction, lui dit : « Vous allez simplifier la peinture. »
Cette prophétie peut être considérée comme le programme esthétique de l'œuvre d'Henri Matisse.
En 1896, Matisse expose pour la première fois au Salon des Cent et au Salon de la Société nationale des beaux-arts, dont il devient membre associé sur proposition de Pierre Puvis de Chavannes. Cette fonction lui permet notamment d'exposer sans passer par un jury. Il passe l'été à Belle-Île-en-Mer et rencontre l'Australien John Peter Russell, qui l'introduit auprès d'Auguste Rodin et Camille Pissarro. Il commence à s'intéresser à la peinture impressionniste qu'il découvre en 1897 au musée du Luxembourg. Il est alors un peintre classique de natures mortes réalistes aux textures amples. Pour gagner sa vie, Matisse et Marquet travaillent comme peintre décorateurs à la journée, pour les décorateurs de théâtre.
En voyage à Londres, sur les conseils de Pissarro, Matisse découvre la peinture de Joseph Mallord William Turner, puis il part s'installer en Corse où il habite dans la Villa Rocca. A Ajaccio,  il peint une une cinquantaine de toiles dont Le Mur rose qui représente l'arrière de l'hospice Eugénie vu depuis la Villa de la Rocca. Matisse s'inspire alors de Turner.
En 1899, il découvre le traité de Paul Signac, D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme.
À partir de 1900, Matisse travaille la sculpture et le modelage, à l'Académie de la Grande Chaumière, sous la direction d'Antoine Bourdelle et fréquente également l'atelier d'Eugène Carrière. Il y fait la connaissance d'André Derain et de Jean Puy. Derain lui présente Maurice de Vlaminck. Il expose au Salon des indépendants (1901) et participe à la première édition du Salon d'automne (1903)
___________________________________________

2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau