Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Jan Davidsz de Heem. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Jan Davidsz de Heem. Trier par date Afficher tous les articles

jeudi 30 janvier 2014

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)- Fruits et riche vaisselle sur une table


http://astilllifecollection.blogspot.com

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Fruits et riche vaisselle sur une table
Musée du Louvre, Paris 

Notice du  Musée du Louvre sur ce tableau :
Sur une table s'entassent verrerie et vaisselle luxueuses débordant de mets, fruits divers et tourte entamée. Un luth et une flûte à bec sont appuyés contre la table. L'apparent désordre est en fait mûrement réfléchi par Jan Davidsz de Heem. Le peintre, essentiellement formé à Utrecht et à Leyde, est installé à Anvers depuis cinq ans lorsqu'il peint ce Dessert. Il réalise ici une brillante synthèse entre la précision technique hollandaise et le baroque flamand. De son apprentissage initial, il garde le goût du rendu des matières qu'il sublime par de savants jeux de lumière : douceur du velours au vert profond, éclat métallique de l'orfèvrerie, fragile transparence du verre, velouté d'une peau de pêche ou au contraire racornissement d'une pelure de citron... Cependant la composition est directement inspirée du baroque des disciples de Rubens comme Frans Snyders : théâtralité du grand rideau mauve, froissement des draperies, abondance décorative perpétuellement à la limite du déséquilibre.
Quel étrange repas, mêlant verres de vins, fruits de saisons différentes et instruments de musique !  En fait l'opulence décoratrice de ce Dessert  s'enrichit d'une symbolique que le peintre avait pu approfondir lors de son séjour à Leyde. Certains fruits évoquent en effet des valeurs chrétiennes : les cerises sont considérées comme des fruits du paradis, les pêches et les pommes incarnent le fruit défendu alors que les raisins symbolisent la rédemption. Le pain et le vin renvoient clairement à l'eucharistie. Tous ces mets sont encadrés de symboles forts que nous retrouvons fréquemment dans les vanités. Sur la gauche le luth et la flûte rappellent que les plaisirs des sens, qu'ils flattent l'oreille ou la bouche, sont aussi éphémères que la musique. Notre oeil est également subtilement attiré par le cordon bleu d'une montre, posée sur le rebord de la table. Évocation de la fugacité du temps, elle est aussi un symbole de la mesure qu'il faut savoir garder face à l'abondance des plaisirs sensuels. Sur la droite, le globe terrestre, que nous dévoile théâtralement le rideau, rend la portée de cette morale universelle.

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes.  Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claesz Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il  devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative.  Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres oeuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir. 


____________________________________________
2014 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 





vendredi 27 mars 2015

Jan Davidsz de Heem (1606-1684) - Nature morte au citron pelé et pivoines


http://astilllifecollection.blogspot.com


Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Nature morte au citron pelé et pivoines
 Musée du Louvre, Paris

Que voit on ? Le thème du citron pelé est très fréquemment traité dans l'oeuvre de Heem et en général en Hollande au 17e siècle.  Il symbolise  la fugacité et la brièveté de la vie. Mis en regard comme ici de fruits pulpeux et de somptueuses vaisselles, il indique au spectateur la prudence devant les richesses  trompeuses de ce monde....

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de   peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes.  Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claesz Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il  devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative.  Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres oeuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

____________________________________________
2015 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

samedi 30 janvier 2016

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Nature morte avec gibier, légumes, fruits et perroquet

http://astilllifecollection.blogspot.com


Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Nature morte avec gibier, légumes, fruits et perroquet (1650)
Getty Museum, Los Angeles

Que voit-on ? Exactement ce que le titre indique ...mais a profusion  ! A gauche de la composition, sur le dossier d'une chaise est perché un perroquet cacatoès blanc qui lorgne avec avidité l'amoncellement de  fruits (cerises, figues, raisins, pêches, poires) imprudemment entreposés sur le siège lui-même. Au centre de la composition, suspendu à un tourniquet de boucherie en métal, du gibier (principalement des oiseaux et un lièvre) et juste en dessous d'autres gibiers à plumes disposés au hasard à même une planche posée sur deux tréteaux. A droite et comme plus proches de l'observateur de la scène : les légumes (artichauts, choux, courges) et une pastèque négligemment jetés sur une nappe sombre. Dans cette profusion de produits alimentaires, Adriaen van Utrecht a pris grand soin de juxtaposer différentes textures : celle translucide des grains de raisin, celle plus rugueuse, velouté ou brillante des écorces et peaux des fruits, celle très particulière des plumes d'oiseaux, celle de la fourrure (lièvre), celle plus épineuse des feuilles d'artichaut et celle plus riche de la nappe en velours de soie. A l'arrière plan de cette nature morte, une fenêtre ouvre sur une paysage extérieur. Pas de silhouette d'êtres humains dans ce paysage bien que les signes de présence humaine soient partout présents. La profusion gastronomique du tableau décrit et symbolise le pouvoir de l'homme sur la nature et sa capacité à " l'apprivoiser harmonieusement ".  Cette toile fit partie, avant la première guerre mondiale, de la collection Edoaurd Kann à Paris et fit son entrée dans sles collection du Musée J. Paul Getty a la fin des années 1960.

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière. 
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.


2016 - A Still Life Collection 

Un blog de Francis Rousseau

lundi 10 mars 2014

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Grand buffet de fruits et légumes dans un parc avec un petit singe et un ara

Adriaen van Utrecht (1599-1652)  Grand buffet de  fruits et  légumes dans un parc avec un petit singe et un ara, 1646 Huile sur toile, 117 x 160 cm. Collection privée


Adriaen van Utrecht (1599-1652) 
Grand buffet de  fruits et  légumes dans un parc avec un petit singe et un ara, 1646
Huile sur toile, 117 x 160 cm.
Collection privée

Que voit-on ?  Une composition richement fournie dans laquelle les fruits sont disposés dans des paniers sur un entablement de pierre qui semble être naturel (un rebord ou une marche) alors que les légumes gisent au sol de part et d'autre des deux animaux : un singe attaché par un chaine dorée à un boulet en bas à gauche et un perroquet librement posé sur le rebord d'un panier de fruits en haut à droite. Dans la profusion de fruits représentés citons : des melons,  citrons, oranges, raisins blanc et rouge, pommes, poires, prunes, pêches, abricots, coings ; amandes fraiches, cerises et grenades, autant de symbole de la douceur de vivre et de l'épicurisme.  Parmi les légumes gisant au sol : de gigantesques artichauts, des bottes d'asperges blanches, des chou frisé et des cardons. qui sont tous des symboles érotiques voir sexuels.

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière. 
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.
____________________________________
2014 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 15 janvier 2023

Jacob van Walscapelle (1644-1727) - Still Life with Fruit

Jacob van Walscapelle (1644-1727) Still Life with Fruit, 1675 Oil on panel, 40 x 34.7 cm National Gallery of Art, Washington D.C.

Jacob van Walscapelle (1644-1727)
Still Life with Fruit, 1675
Oil on panel, 40 x 34.7 cm
National Gallery of Art, Washington D.C.

Que voit on ? Bien que de taille modeste, il émane de cette nature morte de Jacob van Walscapelle une grandeur. peu commune. Avec  seulement quelques objets réunis sur un simple entablement de pierre, l'artiste a transmis une monumentalité que l'on retrouve habituellement dans des natures mortes beaucoup plus grandes et plus complexes. Baigné d'une douce lumière, chaque élément affirme  ses propriétés essentielles. Le verre de style vénitien rempli de vin scintille sur le fond sombre. La grenade aux graines gorgée de jus, invite le spectateur à en déguster le  goût, tout comme les raisins. Symboliquement,  les raisins et le vin évoquent l'Eucharistie, tandis que les grenades ont des associations complexes avec la souffrance du Christ et la Résurrection. Cette peinture de Van Walscapelle apparait donc comme uen allégorie du  sacrifice du Christ et s de a renaissance.

Rappel biographique : Jacob van Walscapelle fut un peintre de natures mortes accompli, bien que l'on sache peu de choses sur sa carrière. Né à Dordrecht en 1644, il s'établit à Amsterdam en 1673 et y resta jusqu'à la fin de sa vie. Son approche de la nature morte est liée à celle de Jan Davidsz de Heem (1606-1684), qui savourait de la même manière la beauté complexe du monde visible. Le travail de Van Walscapelle diffère néanmoins des peintures matures de De Heem par sa retenue de composition et son élégante simplicité

____________________________________________

2023 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



mercredi 11 août 2021

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Nature Morte d'Objets en Trompe-l'œil avec Violon, Ustensiles du Peintre et Autoportrait en Miniature

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)- Nature Morte d'Objets en Trompe-l'œil avec Violon, Ustensiles du Peintre et Autoportrait en Miniature Huile sur toile, 1675 Château royal, Varsovie

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Nature Morte d'Objets en Trompe-l'œil avec Violon, Ustensiles du Peintre et Autoportrait en Miniature
Huile sur toile, 1675
Château royal, Varsovie


 Que voit on ? Une accumulation d'objets sans doute très chers et très précieux pour le peintre lui-même, puisque l'on y trouve - outre sa palette et ses trois pinceaux -  car tout cela était peint avec 3 petits pinceaux !  -  des lettres personnelles avec leur cachet de cire, la plume d'oie qui a servi à les écrire, un  petit encrier portatif suspendu (à droite) avec des plumes de rechange, un gros crayon à tracer, un instrument de musique  ancien semblable aux violons asiatiques de type Erhu, un violon à la caisse de résonance très réduite qui était sans doute utilisé dans les noces de campagnes et, plus étonnant, une miniature  en médaillon  représentant le peintre lui même  retenue par quatre clous sur la planche en bois en trompe l'œil qui constitue le fond de cette composition.


Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaires, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’œil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.

___________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


jeudi 2 janvier 2020

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Trompe l'Oeil with Riding Whip and Letter Bag



 


Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Trompe l'œil with Riding Whip and Letter Bag, 1672
Trompe l'œil avec cravache et sac postal, 1672
Statens Museum for Kunst, Copenhagen


Que voit-on ?  C'est un trompe-l'œil  au sujet assez  inhabituel que propose ce maitre hollandais du genre.  Tout droit sorti d'une relais de poste, il présente sur une paroi en planches (sans doute une paroi d'écurie), de gauche à droite : un fouet dont on aperçoit le manche en corne de sanglier et la lanière courte, prête à siffler dans l'air mais ici repliée  momentanément autour d'un clou ;  un sac postal remplis de lettres qui attendent d'être distribuées ; une bourse en cuir gris dont le bouchon  indique qu'elle contient plutôt un liquide que des pièces d'or ou d'argent ; une cravache pendue par son manche en bois à un clou. Faisant le lien entre tous ces éléments, une  grande écharpe fermement attachée au sac postal et qui devait se porter en bandoulière. Cette écharpe est aux couleurs (rouge blanche et... bleu) du Prinsenvlag ou « bannière des princes », emblème des Pays Bas, dès 1409-1410 sous le règne de Guillaume VI d'Orange. La nature morte en trompe-l'œil  représente donc sans doute l'attirail d'un courrier officiel,  que l'on  désignerait aujourd'hui sous le nom de ... facteur !

Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.

___________________________________________

2020 - A Still Life Collection 


Un blog de Francis Rousseau 


lundi 4 janvier 2021

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Trompe l'œil avec Trompette, Globe celeste et proclamation de Frederik III,


https://astilllifecollection.blogspot.com/2021/01/cornelis-norbertus-gijsbrechts-ca-1630.html


Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Trompe-l'œil avec Trompette, Globe celeste et proclamation de Frederik III, 1670.
National Gallery of Danemark- State Museum for Kunst 


Que voit on ?
Ce que décrit le titre avec un précision scrupuleuse mais toutefois légèrement orientée vers le discours du roi ! Un observateur moins politiquement focalisé notera aussi, des instruments de navigation maritime (sur la droite du cadre), une très belle collection de coquillages exotiques et de coraux (sur la gauche) et un somptueux tapis de Smyrne qui soutient le tout. Nul doute désormais que ce roi fut un navigateur émérite qui s'illustra notamment dans la guerre entre la Suède et le Danemark ! Il fut aussi aussi un grand collectionneur et un lettré qui et fonda la Bibliothèque royale du Danemark.

Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.

___________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

 

dimanche 20 décembre 2020

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Mur de lettres avec plumes et partitions

 


 



Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Brevvæg med kamfoder og nodehæfte
(Mur de lettres avec plumes et partitions)
Statens Museum for Kunst, Copenhagen

Que voit on ? Le titre décrit déjà tout de ce trompe l'œil qui représente un mur de lettre sanglées contre leur planche de bois et dissimulé aux regards par un rideau au velours vert qu 'une main bien indiscrète a soulever pour les besoins de cette nature morte d'une méticuleuse précision.

Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.

___________________________________________

2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 22 octobre 2021

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Pronkstilleven


Adriaen van Utrecht (1599-1652) Pronkstilleven, 1644. Huile sur toile 185 x 242, 5 cm Rijksmuseum, Amsterdam

 

Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Pronkstilleven (Nature morte de Banquet), 1644.
Huile sur toile 185 x 242, 5 cm
Rijksmuseum, Amsterdam

Que voit on ? Un grand déballage !  Un très grand déballage même !!! comme toujours chez ce peintre dont la représentation de l 'abondance et de la profusion furent le fond de commerce. On peut adorer ou l'on peut détester mais au moins... tout y est  : fruits,  légumes, fleurs,viandes, gibiers, pâtés,  charcuterie, poissons et crustacés, instruments de musiques et leurs partitions, vaisselles précieuses, calices, dame Jeanne  et tonneaux de divers vins, liqueurs,  porcelaines, verreries, coquillages rares, chien tondu comme selon les règles d l'art  topiaire,(!), chimpanzé ouistiti et surtout perroquet triomphant qui, selon les compositions de ce peintre, est soit à gauche soit à droite du cadre ! C'est peu de dire que l'esthétique de ce peintre a beaucoup inspiré les étalagistes des rayons  "alimentation" des grandes surfaces du XXe siècle !

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers. Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière.
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.

______________________________________


2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 14 mai 2021

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (c.1630 - c.1675) - Trompe l'Oeil with Breakfast Piece and Goblets

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) Trompe l'Oeil with Breakfast Piece and Goblets, 1672 Statens Museum for Kunst, Copenhagen

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Trompe l'Oeil with Breakfast Piece and Goblets, 1672
Statens Museum for Kunst, Copenhagen

Que voit on ?
Une mise en scène très complexe d'un petite déjeuner (plutôt copieux!) dans un décor de tentures et de tapis à foison où l'on remarquera surtout le trompe l'œil du mécanisme (en haut à gauche) qui fait coulisser la grande tenture gris-noir et qui prendre appui sur le cadre de la toile..repeint pour l'occasion sur la toile elle même ! Un subterfuge assez courant dans les natures mortes en trompe l'œil de cette époque où, quelquefois, sur le cadre de la toile, courent aussi quelques insectes !

Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaires, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.

___________________________________________

2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 16 août 2020

François Habert (actif entre 1643 et 1652) - Nature morte aux fleurs dans un vase en porcelaine chinoise Blanc) bleu avec un papillon Vulcain ouge sur un entablement de bois


 

François Habert (actif entre 1643 et 1652)
Nature morte aux fleurs dans un vase en porcelaine chinoise Blanc) bleu avec un papillon Vulcain  rouge sur un entablement de bois 
Collection particulière

Que voit-on ? Cette nature morte très estivale  se compose, d’un assortiment de fleurs blanches  (fleurs d’oranger et de fleurs de jasmin mêlées) et jaunes
Sur l'entablement  jonchent quelques fleurs fraîchement tombées du bouquet, symbolise le temps qui passe. Le paillon Vulcain rouge est  comme beaucoup d'insectes représentées dans les natures mortes, aussi le symbole  de la consomption (on disait alors  de la corruption mais ce mot a perdu ce sens) de toute chose.  

Rappel biographique : Peu de choses sont connues avec certitude sur la vie de ce peintre de fleurs et de fruits. Probablement d’origine flamande, il aurait fait son apprentissage dans l’atelier anversois de Jan Davidsz de Heem avant de s’installer à Paris où on le sait actif autour des années 1643-1652. Il fut sans doute  collaborateur de Picart qui, dans sa correspondance avec Matthjis Musson, mentionne ses affaires avec « Monsieur Habert » et, par conséquent, potentiellement marchand de tableaux.
Ses œuvres dévoilent une évolution stylistique sensible et une grande variété iconographique. Celle-ci témoigne non seulement de la proximité de François Habert avec le style sobre et élégant des peintres de la réalité, notamment de Sébastien Stoskopff, mais aussi d’une inspiration flamande. D’autres tableaux, en revanche, où bouquets de fleurs, paniers et de fruits, pans de rideaux et tapis, carafes, crustacés et animaux s’entremêlent, montrent clairement l’influence des compositions foisonnantes et tumultueuses de Pieter van Boucle et de Jean-Baptiste Monnoyer.

________________________________________
2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau


 


jeudi 14 novembre 2019

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Nature morte pétillante dans un placard ouvert)


Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675),
Nature morte pétillante dans un placard ouvert
(Pronkstilleven in openstaande kast 
Museum voor Schone Kunsten Gent

Que voit on ?  Le titre décrit de façon  très explicite le contenu de cette nature  morte et de ce placard ouvert  qui cache à peine derrière un citron trompeur au premier plan et une débauche d'argenterie, ce qui semble bien  être de la bière gardée au frais au fond du placard  !

Rappel biographique : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690. On sait aujourd'hui que 15 parmi les 29 peintures de la Chambre de Perspectives furent réalisées par Gijsbrechts. C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde. D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.
 
____________________________________________

2019 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau



samedi 7 juillet 2018

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675) - Autoportrait à la nature morte


Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Autoportrait à la nature morte, 1663
 National Gallery of Prague 

Que voit-on ? Un autoportrait (puisque tel est le titre !) déguisé en nature morte reposant sur le chevalet qui la voir naître. Un trompe-l'œil dans le trompe-l'œil, célèbre entre tous pour cette toile  (sans doute la plus connue de Cornelis Gijsbrechts). L'autoportrait est le petit médaillon cloué par 4 clous de cuivre à même le bois du chevalet du peintre en haut à gauche de la composition. Reposant aussi sur ce chevalet qui est une simple planche de bois:  la palette du peintre (en bas à gauche), un chiffon à peintures (en bas à droite) et sur le rebord du chevalet reposant sur une boîte noire, soigneusement rangés, les pinceaux du peintre, sa pipe et sa blague à tabac. Quand à la nature morte , elle est bien là , au centre le composition, sur une toile dont on aperçoit l'envers et le coin droit du châssis. et elle représente un trompe l'œil l'entablement  en velours vert représenté semblant sortir du châssis.  Du coup raisins, pêches et melons semblent très anecdotiques.  On notera le  couteau couteau plaqué entre le chevalet et le châssis...

Rappel biographique  : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient  encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’œil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672. 
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690.  On sait aujourd'hui que 15 parmi les  29 peintures de la Chambre de Perspectives furent  réalisées par Gijsbrechts.  C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'œuvres de Goosbrechts au monde.
D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.
___________________________________________

2018 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 19 octobre 2018

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Nature morte de poissons à l'étalage

http://astilllifecollection.blogspot.com

Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Nature morte de poissons à l'étalage, c.1630
Musée des Beaux arts, Ghent.

Que voit on? Une étale de poissonnier richement achalandée de toutes les sortes de poissons que la générosité de la Mer du Nord était capable d'offrir à cette époque là... En comparaison on serait  très déçu par ce que propose les filets de pêcheurs aujourd'hui au même endroit !   Plusieurs espèces ont même sans doute déjà disparu  ou font l'objet de pêches strictement encadrées comme le thon rouge largement représenté sous toute ses formes dans cette nature morte !

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière. 
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.

____________________________________________
2018 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau

vendredi 8 février 2019

Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)- Nature morte aux poissons



Cornelis Norbertus Gijsbrechts (ca 1630 - c. 1675)
Nature morte aux poissons, 1667
Private collection 

Que voit on ?  Il est assez rare dans les natures mortes de poissons de l'age d'or de voir les bestioles dépecées et débitées en filets ou en tranches. C'est le cas ici , le tout concernant des poissons visiblement fumés et présentés sur une planche,  devant des pains et du vin, sur une nappe blanche.

Rappel biographique  : Bien que les informations biographiques concernant ce très grand peintre soient  encore de nos jours, très parcellaire, on peut toutefois établir de façon certaine que c'est bien à Copenhague qu'il a fait une grande partie de sa carrière. Directeur d’une maison d’enchères, il y fit vendre un bon nombre de ses tableaux, marqués par son inimitable maîtrise du trompe-l’oeil.
Franc-maitre de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1659, Cornelis Norbertus Gysbrechts fut peintre de la cour du roi de Danemark, Christian V, à Copenhague entre 1670 et 1672.  
La plupart des 22 toiles de Gijsbrechts a peintes à Copenhague étaient destinées à la Chambre du Roi. Le Cabinet Royal des Curiosités comprenait entre autres une «Chambre de Perspectives» qui présentait une sélection d'œuvres en trompe-l'œil, de boîtes à perspectives, d'anamorphoses et de peintures architecturales réalisées à partir de la perspective centrale. Ces oeuvres ludiques et pleines de surprises innovantes (notamment des images tridimensionnelles dans des boîtes à perspectives) avaient un aspect magique pour qui les regardaient en 1690.  On sait aujourd'hui que 15 parmi les  29 peintures de la Chambre de Perspectives furent  réalisées par Gijsbrechts.  C'est d'ailleurs encore, de nos jours, le Danemark qui conserve la plus importante collection d'oeuvres de Goosbrechts au monde.


D'un point de vue stylistique, Gijsbrechts fut influencé par Jan Davidsz de Heem mais son approche des compositions va bien au-delà de cette influence et en fait a bien des égards un précurseur de biens des mouvements futurs.
 
____________________________________________
 
2019 - A Still Life Collection 
Un blog de Francis Rousseau 

lundi 12 avril 2021

Willem Gabron (1619-1678) Nature morte avec fruits, vaisselles d'apparat, écureuil sur une table et tapis persan


Willem Gabron (1619-1678), Nature morte avec fruits, vaisselles d'apparat, écureuil sur une table et tapis persan. Herzog Anton Ulrich Museum, peintre hollandais


Willem Gabron (1619-1678)
Nature morte avec fruits, vaisselles d'apparat, écureuil sur une table et tapis persan.
Huile sur toile, 119 x 152 cm
Herzog Anton Ulrich Museum
-
Que voit on ? ce que le titre décrit avec précision,  l'écureuil visiblement peu farouche occupant le premier plan de la composition  dont les trois quart sont pris par le somptueux tapis persan dont les poins sont décrits  avec un luxe de détails stupéfiants qui rappellent très fortement les tapis  du peintre maltais Francesco Noletti.

Rappel biographique : Willem Gabron ou Guiliam Gabron (1619-1678), était un peintre de natures mortes baroque flamand qui a exploré toute la diversité des genres de natures mortes qui étaient pratiquées en son temps de la peinture de fruits, à celle des Vanité,en passant par les bouquets de fleurs t les tables d'apparat. Gabron était aussi un peintre animalier doué et incluait souvent des animaux vivants dans ses scènes de nature morte, ce qui n'était pas très habituel à cette époque. Il a d'abord travaillé dans un style très monochrome avant de développer une palette beaucoup colorée après un long séjour en Italie. Comme d'autres peintres de natures mortes de sa génération, son travail a été influencé par le principal peintre néerlandais du genre Jan Davidsz de Heem qui a longtemps travaillé à Anvers. Seules quelques-unes de ses œuvres ont été conservées.


_______________________________________________
2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau