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lundi 15 décembre 2025

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Vase de fleurs




Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) Vase de fleurs, 670  Huile sur toile 74,2 cm x 52,6 cm  Mauritshuis, La Hague, Pays-Bas

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Vase de fleurs, 1670 
Huile sur toile 74,2 cm x 52,6 cm 
Mauritshuis, La Hague, Pays-Bas 

 Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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2025 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

 

dimanche 8 octobre 2023

Pieter Claesz (1597-1661) - Nature morte avec du fromage vieilli dans un panier, du hareng, des oignons et du pain sur une serviette blanche


Pieter Claesz (1597-1661) Stilleven met oude kaas in mand, haring, uitjes en brood op een wit servet, 1625 Nature morte avec du fromage vieilli dans un panier, du hareng, des oignons et du pain sur une serviette blanche Huile sur panneau, 48 cm x 67.5 cm Collection privée en dépôt au Frans Hals Museum, Haarlem


Pieter Claesz (1597-1661)
Nature morte avec du fromage vieilli dans un panier, du hareng, des oignons et du pain sur une serviette blanche, 1625
Stilleven met oude kaas in mand, haring, uitjes en brood op een wit servet, 1625
Huile sur panneau, 48 cm x 67.5 cm
Collection privée en dépôt au Frans Hals Museum, Haarlem

 Que voit on ? Un chef d'œuvre absolu d'un des plus grands maîtres de nature morte que l'Europe ait produit. Tout est décrit dans le titre en quelques mots qui sont en réalité un luxe de détails.


Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz ou Pieter Claesz Van Haarlem (du nom de la ville ou il fut le plus actif), dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière. Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini, une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre, une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages des porcelaines importés de Chine. On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il donner un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité..
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut quant à lui un peintre de paysage très réputé.
En 2004/ 2005, une exposition itinérante rassemblant quarante-cinq œuvres de Claesz fut montée et présentée au Musée Frans Hals à Haarlem, ensuite au Kunsthaus de Zurich, et enfin au National Gallery of Art de Washington.

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vendredi 7 avril 2023

Jan Davidszoon de Heem (1606-1683) - Nature morte aux livres

Jan Davidszoon de Heem (1606-1683) Nature morte aux livres, 1628 Panneau, 31,2 x 40,2 cm Fondation Custodia - Collection Fritz Lugt


Jan Davidszoon de Heem (1606-1683)
Nature morte aux livres, 1628
Panneau, 31,2 x 40,2 cm
Fondation Custodia - Collection Fritz Lugt

Que voit on ? Une accumulation de livres. La composition presque monochrome – choix stylistique en vogue à partir de 1625 – contraste fort avec les grandes natures mortes colorées que le De Heem réalisa plus tard à Anvers. À l’époque, il travaillait à Leyde où ce genre de natures mortes aux livres connut un réel succès. La présence d'une université célèbre n’y était probablement pas étrangère : les professeurs et étudiants devaient être sensibles aux allusions à la vanité du savoir portées par cette iconographie. Pour représenter les pages, De Heem a strié la peinture fraîche avec le manche de son pinceau : effet que l’on voit aussi dans les Rembrandt réalisés à Leyde à la même époque.

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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vendredi 11 novembre 2022

Pieter Claesz (1597-1661),- Nature Morte au Bock de Bière, à la Pipe et au Jeu de Cartes


Pieter Claesz (1597-1661) Nature Morte au Bock de Bière, à la Pipe et au Jeu de Cartes, 1636 Huile sur toile, 50, 2 x 67,9 cm Musée Thyssen Bornemisza, Madrid


Pieter Claesz (1597-1661)
Nature Morte au Bock de Bière, à la Pipe et au Jeu de Cartes, 1636
Huile sur toile, 50, 2 x 67,9 cm
Musée Thyssen Bornemisza, Madrid


Que voit on ? Sur un entablement de bois un sujet très masculin visiblement inspirée par l'univers du jeu et des tripots. Un bock de bière en porcelaine de Delft, un verre rempli du breuvage, du tabac, une pipe, un braseiro, des allumettes et un jeu de cartes. Tout pour passer une bonne soirée, mais attention... le verre à liqueur vide et renversé ,à gauche du cadre, est là pour rappeler que rien n'est stable et que  peut s'arrêter d'un moment à l'autre.


Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz ou Pieter Claesz Van Haarlem (du nom de la ville ou il fut le plus actif), dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière. Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini, une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre, une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages des porcelaines importés de Chine. On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il donner un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité..
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut quant à lui un peintre de paysage très réputé.
En 2004/ 2005, une exposition itinérante rassemblant quarante-cinq œuvres de Claesz fut montée et présentée au Musée Frans Hals à Haarlem, ensuite au Kunsthaus de Zurich, et enfin au National Gallery of Art de Washington.

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samedi 23 juillet 2022

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side, 1631 Huile sur panneau de bois, 54 x 8 cm Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden


Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
Breakfast Table with Blackberry Pie and a berkemeyer lying ont the side, 1631
Huile sur panneau de bois, 54 x 82 cm
Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

Que voit on ?  incontestablement un des plus grands chefs-d'œuvres de l'âge d'or de la nature morte hollandaise. Les natures mortes dites «ontbijtjes» c'est a dire du petit-déjeuner définisse les tableaux  représentant un repas léger qui pouvait être pris à n'importe quel moment de la journée. Elles représentent une table avec un chemin de table et une nappe en damas blanc soigneusement repassée dont les plis, quelles que soient les lois de la perspective, se dirigent  en lignes parallèles vers le fond du tableau. L'angle de vue choisi pour la peinture est relativement élevé par rapport au niveau de l'œil,  apparemment pour permettre une meilleure vue d'ensemble des objets, qui sont disposés côte à côte, ou en cercle, ne se touchant ou ne se chevauchant presque jamais. Les  récipients à boire  tous extrêmement précieux et les textiles raffinés montrent très clairement qu'il s 'agit ici de l'intérieur d'un ménage très  privilégié. Au début des années 1630, Heda place la nappe blanche sur le bord gauche ou droit de la table, de sorte que le milieu de la table n'est pas recouvert et n'est plus symétrique. Dans les «banketjes» (pièces de banquet) suivantes, la nappe est de plus en plus écartée, jusqu'à ce qu'elle soit carrément froissée. Alors que pendant un certain temps la nourriture était présentée comme presque intouchable, précieuse et juste là pour être regardée, des traces de consommation apparaissent désormais. Les objets ne sont plus simplement destinés à incarner des valeurs statutaires, mais deviennent des témoignages d'actes spontanés, de vie. Et jsutement ici,  un verre brisé à gauche du cadre, souligne l'élément Memento mori (Souviens toi que tu vas mourir) inhérent à toute nature morte digne de ce nom, depuis l'Antiquité romaine. 

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur. Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.

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vendredi 25 mars 2022

Jan Jansz Treck (1606-1652) - Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming

Jan Jansz Treck (1606-1652) Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming,1651 Huile sur toile 76,5 cm x 63,8 cm. National Gallery, London


Jan Jansz Treck (1606-1652)
Nature Morte avec Pot Fer Blanc et Deux Bols Ming, 1651
Huile sur toile 76,5 cm x 63,8 cm.
National Gallery, London

Que voit-on ?  Une nature morte constituée d'objets. Objets en fer blanc, argent  porcelaine,verre et tissu dont la peinture permet de se livrer à un exercice de style sur les contrastes de textures et de matières. Un sujet et un exerce que Treck a beaucoup pratiqué dans sa carrière au point que certains  tableaux pourraient se confondre les uns avec les autres  comme celui-ci avec celui reproduit ci-dessus ! 

Rappel Biographique  : En 1623 Treck a commencé son apprentissage de peintre de natures mortes chez son beau frère Jan den Uyl. Son style est également  très influencé par celui de  Pieter Claesz Heda et Willem Kalf. En 1643 et 1644 on retrouve Treck poursuivant son apprentissage dans l'atelier d'Abraham Jansz. Sa première œuvre connue est signée et datée de 1641, après la mort de Jan den Uyl. Cependant une œuvre est connue pour comporter les deux signatures, ce qui laisse supposer que Treck ait pu peut-être terminé peintures Den Uyl après sa mort. A partir de1640, il fournit en tableaux  le marchand d'art Hendrick Uylenburgh contre de l'argent et acquiert de ce fait le statut de peintre professionnel. 
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jeudi 4 mars 2021

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Vase de Fleurs


https://astilllifecollection.blogspot.com/2021/03/jan-davidszoon-de-heem-1606-1684-vase.html




Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Vase de Fleurs
Huile sur toile, 69,9 x 56,5 cm, vers 1660.
The National Gallery, Washington DC


Que voit on ? Une des natures mortes les plus célèbres, pour ne pas dire la plus célèbre de l'Age d'or de la peinture florale hollandaise. Fleurs tombantes, fleurs dressées,  fleurs ouvertes, fleurs fermées, fleurs en boutons, feuillages exubérants... tous les ingrédients y sont jusqu'aux papillons qui butinent  ce merveilleux bouquet pour rappeler que même pareille beauté ne saurait être immortelle....

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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vendredi 2 octobre 2020

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Nature morte avec Jambon, Homard et Fruits


Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)   Nature morte avec Jambon, Homard et Fruits   Museum Boiljmans Van Beuningen, Rotterdam

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Nature morte avec Jambon, Homard et Fruits
Museum Boiljmans Van Beuningen, Rotterdam

Que voit on ? Un entablement de bois partiellement recouvert d'un nappe verte, qui est une mise en place de fond déjà  utilisée dans une précédente Nature morte au Homard de Heem. La différence ici, réside dans le fait  qu'il s'agit d'une "nature morte en pyramide" où s 'accumulent toutes sortes d'objets précieux et de nourritures rangées par ordre hiérarchique de rareté (si on peut dire) pour me mener tout en haut de la pile au homard qui,  considéré comme le plus précieux  des mets, trône en majesté.  Rappel biographique :  

Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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vendredi 28 août 2020

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Nature morte au verre Roemer, Crabes, Ecrevisses...






Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Nature morte au  verre Roemer, Crabes, Ecrevisses et Fruits sur un entablement, avec  dans le fond un paysage
Collection privée 

Que voit on ? Sur un entablement de bois partiellement recouvert  d'un nappe verte : un gigantesque verre Roëmer rempli au quart  et  sur les parois duquel se reflètent  les cloisons et fenêtres de la pièce ; un plateau en argent contenant les crustacés décrits ans le titre, un citron entier, un couteau à l'extrémité duquel on devine un escargot ( !) ;  une pêche blanche ouverte en deux;  une noix entière ; quelques cerises et deux figues mûres réparties sur l'ensemble de la composition.
Un élément inhabituel pour cette époque occupe le fond  du tableau : un paysage dans le plus pur style hollandais et une étiquette collée à même le mur sur laquelle on peut lire le nom du peintre.   C'est la preuve s'il en était besoin que les règles de composition des  natures mortes au moment de l'Age d'or  hollandais, n'étaient pas aussi rigides et figées qu'on a bien voulu le dire et que ses plus grands représentants ne s'interdisaient aucune  fantaisie.

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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mercredi 15 juillet 2020

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Nature morte avec raisins, abricots, cerises, un citron

 


Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Nature morte avec raisins, abricots, cerises, un citron et un verre à pied sur une table
Collection Privée

 Que voit on ?  Exactement ce que décrit le titre. Ce qu'il ne décrit c'est la zeste du citron  pelée dont la signification  renvoie directement à la symbolique épicurienne des natures mortes de cette époque: et au temps qui passe de même façon que la peau du citron s'épluche...

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.

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vendredi 3 juillet 2020

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - A still life with lobster, roemer, pewter tankard and a lemon,



Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
A still life with lobster, roemer, pewter tankard and a lemon, 1632
oil on panel
Private Collection (Christie's London)
Courtesy John Mitchell Galery

 Que voit-on ?   Une nature morte de l'âge d'or hollandais, tout à fait classique où le homard cuit et sa couleur rouge caractéristique semble avoir la vedette. En réalité, ce sont ici les reflets dans l'argenterie qui sont à l'honneur, comme par exemple, ces somptueux reflets du homard et du citron pelé à l'intérieur du couvercle du bock de bière.

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.
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vendredi 8 mai 2020

Pieter Claesz (1597-1661) Nature morte à la salière


 Pieter Claesz (1597-1661) Nature morte à la salière Rijksmuseum


Pieter Claesz (1597-1661)
Nature morte à la salière
Rijksmuseum

Que voit on ? Cette nature morte à la salière comporte aussi un reste de poisson éventré, du pain, quelques olives et un verre de vin blanc dans lequel se reflète comme habituellement chez ce peintre de l'âge d'or, les reflets des fenêtres de la pièce dans laquelle se situe la scène.


Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz ou Pieter Claesz Van Haarlem (du nom de la ville ou il fut le plus actif), dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière. Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini, une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre, une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages des porcelaines importés de Chine. On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il donner un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité..
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut quant à lui un peintre de paysage très réputé.
En 2004/ 2005, une exposition itinérante rassemblant quarante-cinq œuvres de Claesz fut montée et présentée au Musée Frans Hals à Haarlem, ensuite au Kunsthaus de Zurich, et enfin au National Gallery of Art de Washington.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

dimanche 15 mars 2020

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Table Richement Dressée Avec Perroquet




Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Table Richement Dressée Avec Perroquet  c.1650
Academy of Fine Arts Vienna

Que voit on ? Peu de choses maque en effet sur cette table, présentée comme richement dressée, le qualificatif n'est pas usurpé ! . On note que la table est dressée devant une fenêtre qui laisse entrer l'air de l'extérieur en même temps qu'une belle vision de paysage de campagne. On remarque aussi à gauche de cette  composition fourni, un flute a bec et quelques pages de partitions sous 2 somptueux verre en cristal finement ciselé, signe  indéniable qu'une musique tombée des cieux viendra aussi égayer ce déploiement de richesses peu commun.

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes. Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claeszoon Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative. Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres œuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la Nature morte hollandaise. Celle-ci qui est composée uniquement de vieux livres aux reliures défectueuses ou inexistantes est une exception dans sa thématique habituelle, même si le message délivré est toujours le même : celui de la fragilité de l'existence humaine, de ses activités... et du savoir.
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dimanche 16 février 2020

Willem Claeszoon Heda (1594-1680) - A still life with a silver goblet and a watch on a pewter plate,

 

Willem Claeszoon Heda (1594-1680)
A still life with a silver goblet and a watch on a pewter plate, 1594
Oil on panel, 40 x 29.5 cm
Private collection

Que voit on ?  Posés sur une table recouverte d'un drap de velours vert : un plateau en argent en équilibre instable sur le bord de la table et dans lequel trône une superbe montre à gousset ouverte laissant apparaitre son  délicat mécanisme interne et où vient de s'égarer une des trois noisettes  qui occupent  la gauche de la composition Ailleurs sur la table  : un verre vide et renversé, un timbale ciselée en argent 'une grande beauté dans laquelle se reflète une  fenêtre et surtout - morceau de bravoure technique absolu - le reflet de cette même fenêtre sur le parquet de la pièce !
A droite pour équilibrer la composition, une petite boite de  tabac à priser. L'ensemble baignant dans une lumière bleutée qui confère  définitivement à cette nature morte  en longueur le statut de chef d'œuvre.

Rappel biographique : Le peintre néerlandais Willem Claeszoon Heda qui signait de son prénom "Claez" ce qui engendre souvent des confusions avec un autre peintre de nature morte Pieter Claesz, fut un peintre spécialisé dans la peinture exclusive de natures mortes. Il travailla toute sa vie à Haarlem où il fut le président de la célèbre Guilde de Saint Luc. Sa peinture montre son excellence dans le rendu des reflets et dans la qualité de la reproduction de la surface des objets. Les natures mortes de Heda ont souvent une composition en forme de triangle, dans laquelle les objets les plus hauts sont placés sur un côté. Il utilise assez peu de couleur dans ses peintures qui semblent presque être des monochromies. Il réutilise souvent les mêmes objets d'un tableau sur l'autre. Récipients en argent, coûteux verres de Venise, Nautiles, verres Rummer, verres Berkemeyer intensifient les contrastes entre les aliments sur fond clair obscur. Les tableaux de l'artiste furent le plus souvent des huiles exécutées sur panneau de bois, plus rarement sur toile. On peut déceler dans ses œuvres d’avant 1635, l’influence de Pieter Claesz (ainsi que de Floris Van Dyck (1575-1651). Après 1640 les compositions de Heda s'agrandissent, deviennent plus riches, plus décoratives, telle la nature morte exposée au Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Dès cette époque, Heda abandonne le format horizontal qu'il utilisait traditionnellement pour le vertical.

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jeudi 9 janvier 2020

Jan Jansz Treck (1606-1652) - Wine Glass Stand & Objects



 


Jan Jansz Treck (1606-1652)
Wine Glass Stand & Objects, 1641
Museo Nacional Thyssen-Bornemisza

 Que voit on ? La maitrise technique absolument prodigieuse de ce  peintre de l'âge d 'or  ans cette nature morte  qui alterne texture et reflet avec une richesse rarement atteinte. L'art du coloriste est ici également remarquable puisque ce maître ancien éclaire son tableau presque monochrome à la seule force deu rouge et jaune de la pêche qui se trouve dans le plat en porcelaine à l'arrière plan de la composition et de l'or du trépied-présentoir qui supporte un verre de vin blanc d'une rare sophistication .

Rappel Biographique : En 1623, Jan Jansz Treck commence son apprentissage de peintre de natures mortes chez son beau frère Jan den Uyl. Son style est également très influencé par celui de Pieter Claesz Heda et Willem Kalf. En 1643 et 1644, Treck poursuit son apprentissage dans l'atelier d'Abraham Jansz. Sa première œuvre connue est signée et datée de 1641, après la mort de Jan den Uyl. Cependant une de ses œuvres est connue pour comporter les deux signatures, ce qui laisse supposer que Treck a pu peut-être terminé peintures de Jan den Uyl après sa mort.
A partir de1640, il fournit en tableaux le marchand d'art Hendrick Uylenburgh contre de l'argent et acquiert de ce fait le statut de peintre professionnel.

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mercredi 11 décembre 2019

Pieter Claesz (1597-1661) - Nature morte aux instruments de musique

Pieter Claesz (1597-1661) Nature morte aux instruments de musique  Huile sur toile, 122 x 69cm Musée du Louvre, Paris

Pieter Claesz (1597-1661)
Nature morte aux instruments de musique, 1623
Huile sur toile, 122 x 69cm
Musée du Louvre, Paris

Que voit-on  ? Une composition très symbolique  réunissant sur une même toile une nature morte alimentaire illustrant les plaisirs de la chair et une nature morte d'instruments de musique illustrant les plaisirs de l'esprit. 
La composition présente au premier plan à droite une viole de gambe (ancêtre du violoncelle moderne) dont la fonction dans cette peinture est de relier le premier plan à l'arrière plan par une diagonale qui occupe toute la partie droite. 
Le deuxième plan est constitué, sur la gauche, d'une petite table dite ""rognon"  sur laquelle on peut voir  une tortue vivante et deux flacons en verre teinté dans lesquels se reflètent le reste de la pièce (sans doute une piece de sous-sol  si l'on en juge par la hauteur de la fenêtre en soupirail qui l'éclaire). 
 Le troisième plan est constitué de la nature morte alimentaire proprement dite (les plaisirs de la chair) qui présente de façon assez classique des amoncellements de friandises et de mets salés (pâtés sur des plateaux d'argent) et du vin se reflétant dans un miroir disposé coté plaisir de l'esprit, attribuant ainsi de fait au vin la vertu de flatter a la fois les plaisirs de la chair et ceux de l'esprit !   
Mais attention  : une montre  disposant à la lisière des deux types de plaisirs avertis le pesanteur que le temps passe inexorablement et qu'il faudra un jour renoncer a tous ces plaisirs à la fois ...ce qui est une des fonctions premières de toute nature morte !

Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz ou Pieter Claesz Van Haarlem (du nom de la ville ou il fut le plus actif), dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière. Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini, une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre, une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages des porcelaines importés de Chine. On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il donner un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité..
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut quant à lui un peintre de paysage très réputé.
En 2004/ 2005, une exposition itinérante rassemblant quarante-cinq œuvres de Claesz fut montée et présentée au Musée Frans Hals à Haarlem, ensuite au Kunsthaus de Zurich, et enfin au National Gallery of Art de Washington.

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vendredi 17 mai 2019

Pieter Claesz (1597-1660) - Nature morte aux huitres, à la dinde, et à la tourte



Pieter Claesz (1597-1660) 
Nature morte aux huitres, à la dinde, et à la tourte 1627
Rijksmuseum, Amsterdam

Que voit-on ? A qui aurait tendance à oublier quel niveau de maitrise absolue, de virtuosité technique et de génie imaginatif atteignirent les peintres d el' Age d'or flamand, on en peut que conseiller de regarder encore et encore les natures martes du maître  incontestable du genre, Pieter Claesz. Tout y est, y compris la nature morte à l'intérieur de la nature morte pour qui se donne la peine d'agrandir et de regarder le reflet dans l'aiguière d'argent.  Sans commentaires.

Rappel biographique : Le peintre Pieter Claesz  ou Pieter Claesz Van Haarlem  (du nom de la ville ou il fut le plus actif),  dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière.  Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de  Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini,  une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue  et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre,  une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages  des porcelaines importés de Chine.  On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une  atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il  donne un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité.
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut  quant à lui un peintre de paysage très réputé.

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lundi 14 janvier 2019

Pieter Claesz (1597-1661) - Nature morte aux instruments de musique


Pieter Claesz (1597-1661)
Nature morte aux instruments de musique, 1623
Huile sur bois, 69 x122 cm
Musée du Louvre,  Paris

Que voit on ? Cette  très célèbre nature morte de Claesz qui recèle plusieurs histoires en une seule, regroupe, sur la droite de la composition, trois magnifiques instruments de musique (un thème de prédilection de l'artiste) et, sur la gauche,  mets délicats de l'époque  tourtes, sucreries espagnoles, nougats... ) et objets précieux.
Elle raconte l'histoire des plaisirs de la vie avec ses nourritures matérielles et ses nourritures spirituelles (la musique) et de leurs usages avec, comme élément central de l'oeuvre un somptueux verre de vin posé au milieu des nourritures mais dont le reflet apparait dans un miroir posé du côté des instruments de musiques et des  plaisirs de l'esprit.
On remarque aussi cette tortue au premier plan, prétexte à démontrer toute la virtuosité du maître  dans le traitement des textures.
Le Musée du Louvre ne possède qu'un seul tableau de Pieter Claesz  et c'est  cette  Nature morte aux instruments de musique, monogrammée et datée PC A(nn)O 1623. Les circonstances de son acquisition raconte elle aussi une histoire, absolument tragique et qui a du attendre longtemps avant de trouver une résolution  vaguement honorable.
Cette œuvre fut  en effet « donnée » au Louvre en 1939 par l'industriel du textile Friedrich Unger (1891-1954) dans le but de hater sa procédure de  sa naturalisation française alors que apatride de religion israélite, résidant à Aurillac, il  avait pu fuir l'Autriche où il avait été  emprisonné par la Gestapo, obligé de céder ses participations dans ses entreprises textiles et  abandonné sur place la majeure partie de sa collection de tableaux. Ce "don"  au Louvre fut assorti d'un tableau de Francesco Trevisani, (alors attribué à Jacques-Louis David) et d'une nature morte de Jan II de Heem. Si l'administration de l'époque accepta avec célérité la triple donation, la procédure de naturalisation fut plus lente et même ...échoua. Après la guerre,  Friedrich Unger essaya en vain de se faire restituer ses œuvres données au Louvre. Il faudra attendre septembre 2009 pour que sa fille Grete, née en 1927, obtienne une compensation financière du gouvernement français à hauteur d'1,37 million d'euros.

Rappel biographique :
 Le peintre Pieter Claesz  ou Pieter Claesz Van Haarlem  (du nom de la ville ou il fut le plus actif),  dont ce blog a posté déjà de nombreuses natures mortes, est un des plus grands représentants de la nature morte hollandaise de l'époque baroque, un maître auquel la plupart des peintres de natures mortes se sont référés à un moment ou a un autre de leur carrière.  Willem Claeszoon Heda avec lequel on peut le confondre tant celui ci s'inspira de  Pieter Claezs jusqu'à signer ses tableaux de son prénom abrégé (Claez), il fut l’un des peintres les plus importants de ce genre très diversifié qu'est la nature morte.
Bien que très construites et obéissant a un style très défini,  une évolution dans la composition des natures mortes de Claez est perceptible. Si, au début, il disposait fréquemment les objets en croix ou dans une diagonale rigoureuse, par la suite il utilisa beaucoup plus le chevauchement des objets, ce qui crée une plus grande profondeur. En outre, au cours de sa vie, il élargit son point de vue  et la vue latérale sur la table de la nature morte devient plus fréquente que la vue en plongée.
Claesz, souvent, utilisa les mêmes objets dans ses natures mortes : un couteau avec un lourd manche en nacre,  une bouteille de verre brun, des assiettes en étain et des cruches à col de cygne, ainsi que de fin coquillages  des porcelaines importés de Chine.  On retrouve ces éléments d'une nature morte à l'autre, on les reconnait comme des objets familiers. Souvent, un verre est représenté couché, ce qui confère une certaine tension à la composition.
Si, au début de sa carrière, Claesz utilisait assez souvent des couleurs vives, il adoucit considérablement sa palette par la suite, employant des couleurs presque monochromatique et conférant ainsi à ses tableaux une  atmosphère plus intimiste.
L’utilisation qui est faite de la lumière et de l’ombre par Claesz est remarquable. Il  donne un tel rendu des textures par l'effet de la lumière sur les surfaces, que l'on peut reconnaître immédiatement une assiette en étain d’une assiette en argent, un roemer d'un pot en céramique. Cette maîtrise dans le traitement de la matière et des textures (les reflets du vin dans les verres sont des effets de pur génie !) est une caractéristique partagée par plusieurs peintres néerlandais du 17e siècle. C'est ce qui fait leur spécificité.
Claesz, avec Heda, fut à l’origine d’une véritable école de la nature morte, donnant à ce genre un statut véritablement noble. À partir de 1628, une sérieuse concurrence apparaît à Haarlem entre Pieter Claesz et Willem Claeszoon Heda, lequel s’inspirait fortement de lui et le suivait de près dans toutes ses innovations.
Nicolaes Berchem, le fils de Claesz, fut  quant à lui un peintre de paysage très réputé.
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jeudi 1 novembre 2018

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684) - Still life with Books

http://astilllifecollection.blogspot.com

Jan Davidszoon de Heem (1606-1684)
Still life with Books, c. 1628
oil on panel - 26.5 x 41.5 cm, 
Rijksmuseum, Amsterdam.

Que voit on ? La composition   largement est dominée  par des teintes grises et brunes qui accentue la présence  d'une ombre qui se répand lentement sur le mur.  Tout dans cette nature morte fait allusion et symbolise la fugacité de la vie :  les livres usés et écornés, la musique du luth symbole d'impermanence et bonheur momentané... Une référence directe  à la mort est inscrite sur la feuille de papier froissé en équilibre instable sur le rebord de la table : on peut lire «finis» (Fin).

Rappel biographique : Le peintre hollandais Jan Davidszoon de Heem est un des membres d'une véritable dynastie de peintres, dont quelques uns spécialisés exclusivement dans les nature mortes.  Ses premières œuvres sont dans le style de Balthasar van der Ast (1593/94-1657), son maître. Il travaille ensuite à Leyde et montre un style proche des toiles de Pieter Claesz (1595/97-1661) et de Willem Claesz Heda (1594-1680). En 1636 , il s'installe à Anvers dont il  devient citoyen de la ville, ce qui signifie qu'il y a acquiert respectabilité pour son métier et fortune relative.  Il est le fils du peintre David de Heem le vieux (1570 ?-1632 ?) et le père des peintres Cornelis de Heem (1631-1695) et Jan Jansz de Heem (1650-après 1695). On ne lui connait pas d'autres oeuvres que des natures mortes, le plus souvent florales et dans la grande tradition de la nature morte hollandaise.

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jeudi 19 juillet 2018

Jan van de Velde III (1620-1662) - Still Life with Silver Tankard


Jan van de Velde III (1620-1662)
Still Life with Silver Tankard, 1634/1665
Portland Art Museum

Que voit on ? Une composition très classique  dont la piece centrale qui donne son nom à  l'oeuvre est une chope de bière en argent renversée et vide. Selon un lecteur assidu du blog, le type de pipe représenté ici est  une pipe en terre cuite d'un seul tenant, comme toutes celles représentées dans les des natures mortes et scènes de genre du XVIIe et XVIIIe. La blague à tabac en argent, ouverte, la mèche  incandescente pendant sur le rebord de la table laissent imaginer un usage imminent. Le verre précieux rempli d'un vin de belle couleur claire, le pain, le fromage et les noix,  les fruits dont un commence à se gâter, sont autant d'indication du style de vie et de l'âge (plutôt mûr) du propriétaire de ces objets, tous symboliques des plaisirs de la vie et du temps qui passe.

Rappel biographique : Jan Jansz. van de Velde III est né vers1620 à Haarlem aux Pays-Bas. Il étudie la peinture auprès de son père Jan van de Velde (II). Il se spécialise dans la peinture de natures mortes et son style est influencé par le peintre Willem Claesz Heda. Il est actif à Haarlem, ensuite à Amsterdam, à partir de 1642 l'année de son mariage, et enfin à Enkhuizen, l'année de sa mort.
Vers 1620, il est le professeur du calligraphiste Nicolaes Bodding van Laer, le jeune frère de Roeland et Pieter van Laer.