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vendredi 4 novembre 2016

Sebastian Stoskopff (1597-1657)


Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte aux poissons, aux oeufs, aux chandelles et au chat aux aguets  
Musée de l'Oeuvre Notre-Dame (Strasboug, France) 


Que voit-on ? Une tentative (totalement réussie d'ailleurs) de montrer le mouvement dans une image arrêtée. En effet, au-delà de ce qui est décrit dans le titre, à quoi s'ajoutent une écumoire, un livre, des oignons, une rape à fromage et quelques épis de blés, ce qui est peint ici c'est avant tout le mouvement d'une chute d'objets au premier plan de la nature morte. Une chute qui va se terminer en catastrophe puisqu'elle implique en dehors de l'écumoire, du livre et d'un oignon, un œuf... élément qui déteste chuter ! Le coupable de tout ce bazar est bien visible... il vient de bondir sur un poisson dans lequel il a planté ses griffes et qu'il ne lâchera pas de sitôt provoquant un tremblement de terre sur la table. Entre le regard de ce chat pris en flagrant délit il y a près de 500 ans et le regard d'un de ses congénères contemporains dans les mêmes circonstances : aucune différence ! mais c'est bien connu le temps ne passe pas sur les chats ! Il fallait toute l'étrangeté de ce maître de la nature morte que fut Stoskopff pour rendre cette atmosphère presque faustienne, à travers la chute de trois objets quotidiens ...

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture. 
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. L'historien d'art Charles Sterling, qui, en 1934, retrouva la trace de Stoskopff, écrivit : « C'est un poète des reflets. Les amas de verre dont il a la passion prennent pour lui un aspect fantastique et sorcier. On croit sentir le souffle du Dr Faust.» 

samedi 4 février 2017

Sebastian Stoskopff (1597-1657)


 Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Vanité avec un vase de Thériaque ( 1627) 
Musée de l'Oeuvre Notre-Dame, Strasbourg 

Que voit on ?  Sur un entablement de pierre comportant un accident en son centre (juste sous le  carnet) : une série d'objets groupés autour de la tête de mort centrale (très jaunie et à laquelle il manque presque toutes les dents), objets étranges et que l'on ne trouve pas habituellement dans les natures mortes de ce peintre très particulier. La tête de mort elle-même qui sert à qualifier cette nature morte de Vanité repose sur un carnet écorné, pouvant être des notes secrètes ayant appartenu au défunt. A droite de la composition, posé sur une  boite en bois, un vase medicinal fermé en faïence contenant - selon l'indication inscrite - de la Thériaque (un contrepoison très connu à base d'opium qui fut importé à Rome par Pompée et complété par Andromaque, médecin de Néron). On utilisait la thériaque en pommade ou sous forme de pâte diluée dans de l'eau-de-vie en potion pour ses vertus soporifiques. A la gauche de la tête de mort, un flacon en verre fermé et cacheté rempli d'un liquide jaune qui pourrait être justement une  de ces potions somnifères à base de thériaque que l'on administrait soit aux enfants pour les calmer soit aux grands malades. A l'extrême droite de la composition, plus mystérieux, un nécessaire de toilette complet en cuir noir comportant des ciseaux, un double peigne en os, une épingle à cheveux en os et divers stylets et couteaux dont la signification ne peut être clairement établie. D'autant que la dimension de la tête de mort par rapport au reste des éléments laisse perplexe... s'agit- il d'une tête de femme ? d'une tête d'enfant ? Toujours est-il que cette Vanité a la particulartié de mettre le spectateur dans un état de malaise rare...  encore aujourd'hui.

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. L'historien d'art Charles Sterling, qui, en 1934, retrouva la trace de Stoskopff, écrivit : « C'est un poète des reflets. Les amas de verre dont il a la passion prennent pour lui un aspect fantastique et sorcier. On croit sentir le souffle du Dr Faust.» 

lundi 13 mars 2017

Sebastian Stoskopff (1597-1657) - Corbeille de verres et orfèvrerie

http://astilllifecollection.blogspot.com

Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Corbeille de verres et orfèvrerie, 1644 
Musée de l'oeuvre  Notre Dame, Strasbourg  

Que voit on ? Sur un entablement de bois qui n 'occupe pas toute la composition et sur un fond brun : une splendide corbeille en fils d'or (ou de vermeil) tressés dans laquelle sont amassés 7 verres à pied d'une grande finesse d'exécution et comportant tous des ornements gravés différents.  En s'approchant on peut constater que tous les verres ne sont pas en verre... l'un deux au moins est en or. Au milieu des verres, il y a également une large coupe en vermeil. Sur l'entablement même : des fragments de verre brisé, dont l'un repose exactement au centre de la toile et pourrait former ,avec le couvercle de la pièce d'orfèvrerie à droite et le fragment de gauche, une nature morte dans la nature morte.
Le tout est exprimé avec une économie de couleur rarement atteinte, dans une tonalité monochrome étrange, comme si le peintre - que ses contemporains accusait volontiers d'avoir passer un pacte avec le Diable pour atteindre tant de perfection - comme si le peintre donc, avait voulu explorer en même temps que les transparences et les reflets, la couleur de l'au-delà... et du domaine privé de la Mort.


Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. L'historien d'art Charles Sterling, qui, en 1934, retrouva la trace de Stoskopff, écrivit : « C'est un poète des reflets. Les amas de verre dont il a la passion prennent pour lui un aspect fantastique et sorcier. On croit sentir le souffle du Dr Faust.» 
 
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vendredi 20 novembre 2020

Sebastian Stoskopff (1597-1657) - Nature morte avec Coquillages et boite en écorce de bois




Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte avec Coquillages et boîte en écorce de bois, c.1620
Musée de l'oeuvre Notre Dame, Strasbourg

Que voit on ? Exactement ce que décrit le titre posé sur un entablement de bois sombre et sur un fond noir, comme d'habitude chez ce peintre  qui cultive souvent le contraste violent des ombres, des lumières  et des textures. Le verre, qui est sa matière favorite ,est ici troquée contre des nacres.

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. 
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jeudi 8 juin 2017

Sebastian Stoskopff (1597-1657)


Sebastian Stoskopff (1597-1657)
 Nature morte au pain et au vin 
 Musée de l'œuvre Notre Dame, Strasbourg 

 Que voit on ? Ce que décrit le titre mais dans une atmosphère très dépouillée. Exceptionnellement dans ce tableau : un unique verre et rempli de vin chez ce peintre connu pour ses amoncellements de verres vides et brisés. Posées sur un plat d'argent dans lesquelles elle se reflètent, trois quiches lorraines, ce qui permet de certifié l'existence dès le17e siècle de cette recette emblématique du fast food européen dont raffole toujours nos contemporains !

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. 
 
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mardi 1 mai 2018

Sebastian Stoskopff (1597-1657)


Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte avec coquillages et statuette 

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629.  Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
En 1640, lorsqu'il revient à Strasbourg, les peintres locaux jalousent cet artiste apprécié, célibataire de surcroît. On lui interdit de porter le titre de maître peintre. Qu'importe! Son insolence et la beauté de ses oeuvres le rendent intouchable et la protection de Jean de Nassau fait le reste. Avec de l'huile et quelques pigments, il s'attaque au clair-obscur. Dans la Corbeille de verres vénitiens, son chef-d'oeuvre, les très fines lignes blanches et les légers reflets d'un verre brisé procurent la même émotion qu'un tableau religieux.
Sébastien Stoskopff meurt assassiné chez Jean de Nassau au terme d'une messe noire où il aurait abusé de drogue et d'alcool. L'organisateur du sabbat finira brûlé sur le bûcher pour sorcellerie. La vie de Stoskopff reste donc un mystère. 
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mardi 1 décembre 2015

Sebastian Stoskopff (1597-1657)



Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte aux livres avec chandelle et statuette en bronze.
Musée du Louvre, Paris

Que voit-on ?  Il s'agit d'une nature morte avec livres autrement dit d'un Vanité concernant le  savoir. Ce thème revient souvent chez l’artiste, la première œuvre étant datée de 1625 représente, posés sur une planche, trois livres et une bougie sur un fond noir. Dans cette Nature morte aux livres avec chandelle et statuette en bronze, conservée au Musée du Louvre à Paris,  il y a 9 livres dont deux ouverts. Les 7 livres fermés symbolisent l’espérance d’une sagesse à découvrir et  se réfèrent au verbum de l’écriture. Les deux livres ouverts,  témoins de l’intérêt pour la méditation et la connaissance, sont répartis à divers endroits de la composition : l'un, posé en haut des livres fermés, donne à découvrir sur sa page de droite un dessin qui semble être une esquisse de la statuette en bronze représentée dans le tableau; l'autre, posé en porte à faux  (rappelant qu'aucune position n’est immuable  sur le livre relié en rouge, donne à voir sur la page de gauche un cul de lampe concluant un chapitre et sur la page de droite un frontispice illustrant une tête de chapitre. A gauche du cadre, une chandelle dans un bougeoir posée sur le rebord de la table est allumée (symbole d'un homme dans l'âge mur dont la vie est pleine consomption), alors que dans certains autres tableaux sur le même thème elle est éteinte depuis longtemps ou vient de s'éteindre, laissant échapper un mince filet de fumée. A droite de la composition une statuette de bronze représentant un homme en marche, semble sortir de l'ombre, illustrant l'interêt pour les beaux-arts et la vaine promesse de permanence dans le temps que leur exercice recèle. D'autres nature mortes de Sébastien Stoskopff sur le même thème varient en associant aux livres, une montre, un almanach ou une tête de mort, autant de symboles du temps qui passe et de la fragilité temporelle des activités humaines.

Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629. Il vit ensuite à Strasbourg, et meurt en 1657chez son protecteur Jean de Nassau.
Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre  de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.

Le Musé de  l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg conserve une collection importante de ses œuvres.

samedi 27 septembre 2014

Sebastian Stoskopff (1597-1657)



Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte aux verres, pâté  et lettre adressée à Téniers (1644),
Musée de l'Œuvre Notre-Dame Strasbourg

 Que voit on ?   Sur un entablement de pierre brisée sur sa partie droite,de gauche a droite, une lettre avec un cachet dont l'adresse au nom de " Monsieur " est le seul élément  réellement lisible,  bien que l'on sache  par le titre, que la lettre est adressé à Téniers. Sur la lettre est posé un pâté entamé, symbole des plaisirs de la vie mais aussi de la putréfaction à venir de la matière vivante. A droite mais disposés comme l'élément central du tableau :  une corbeille d'osier tressé et ajouré dans laquelle sont posés, dans le désordre, 7 verres à pieds vides, précieux objets du quotidien.  La corbeille de verre en tant qu’élément central est un motif fréquents dans de l’œuvre de Stoskopff où l'on compte aujourd'hui quatre tableaux dans lesquels cet éléments figure. La disposition chaotique des verres dans le panier offre à l’artiste des possibilités infinies pour jouer avec les effets de lumière.  On remarque que chaque verre se présente sur un plan et une disposition différente, offrant un angle particulier à la lumière. Bien au-delà de la simple représentation du quotidien, Stoskopff, sans user des crânes ou sabliers qu’on y voit fréquemment et que lui-même n’hésite pas à utiliser, peint avec cette corbeille de verres une Vanité d’une absolue transparence. Ces corbeilles de verre de Stoskopff sont pour la plupart du temps interprétés dans le sens de la fragilité de la vie humaine et de  la fugacité des richesses.


Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629. Il vit ensuite à Strasbourg, et meurt en 1657chez son protecteur Jean de Nassau.
Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre  de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.
Le Musé de  l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg conserve une collection importante de ses œuvres.

jeudi 7 janvier 2016

Sebastian Stoskopff (1597-1657)



Sebastian Stoskopff (1597-1657)
Nature morte  à la pipe (1640)
Private Collection

Que voit-on ?  Sur un entablement de bois posé contre une fond noir, au centre de la composition, une plaque sur laquelle est posée une longue pipe en porcelaine blanche et un petit tas de tabac A gauche de la pipe : une mèche fumante qui a servi à allumer la chandelle qui se trouve dans le chandelier en étain. A droite de la pipe, un petit pot à tabac utilisé pour le voyage. Au fond de la composition : un plat en étain sur lequel sont posées 6 tartelettes au contenu difficilement identifiable (pommes ? poires ?)  et  un verre  Römer rempli d'un breuvage translucide  dans lequel le reste de la pièce dans la quelle la scène se reflète notamment la fenêtre et la table.


Rappel biographique : le peintre alsacien Sébastien Stoskopff a été formé par Frédéric Brentel puis par Daniel Soreau. Sébastien Stoskopff vit à Paris entre 1621 et 1641 environ et voyage en Italie vers 1629. Il vit ensuite à Strasbourg, et meurt en 1657chez son protecteur Jean de Nassau.
Très apprécié à son époque, il est considéré comme l'un des maîtres européens de la nature morte très à l'aise dans le traitement des textures opposées comme le verre et l'osier d'un côté, ou le verre et l'étain etc...  L'œuvre  de Sebastian Stoskopff a été redécouverte très tardivement, au milieu du 20e siècle, dans les années 1930, ce qui signifie qu'elle est restée dans l'ombre pendant plus de 3 siècles !   Il reste de l’œuvre de Stoskopff entre 60 et 69 tableaux, selon les critiques. 10 d’entre eux sont datés et 26 à 29 sont signés de la main du maître. Toutes les œuvres signées sont des natures mortes. Mais des correspondances attestent que Stoskopff était aussi portraitiste, et qu’il a notamment exécuté un double portrait du comte Jean de Nassau-Idstein et de son épouse Anna. Pour la plupart, les œuvres de l’artiste ont pour thème la représentation d’objets quotidiens, très souvent dans le domaine de la cuisine ou de la nourriture.

samedi 16 mai 2015

Pierre Tal-Coat (1905-1985) - Nature morte aux verres et aux pichets



Pierre Tal-Coat (1905-1985) 
Nature morte aux verres et aux pichets
Collection privée

Que voit-on ? Une série de verres dont un renversé (comme dans les natures mortes du 17e siècle),  qui laisse penser  à un hommage au grand peintre de verreries que fut  Sébastien Stoskopff (1597-1657) à  la période l'âge d'or de la nature morte. dans les pays de Nord de l'Europe.  Ici chaque objet est peint en étant surligné au trait blanc sur un fond marron, dans un style qui faire penser à la technique de  de Raoul Dufy.

Rappel biographique : Le peintre, graveur et illustrateur français Pierre Tal Coat (pseudonyme de Pierre Jacob pour éviter l'homonymie avec Max Jacob quimpérois comme lui), apparenté au mouvement de l'École de Paris a peint une série importante de natures mortes, toutes réalisées en 1942, en pleine guerre, alors qu'il se trouvait réfugié  à Aix-en-Provence. De toutes ces peintures très dépouillées et exécutées avec une grande économie de moyens, il se dégage une grande force.

dimanche 16 août 2020

François Habert (actif entre 1643 et 1652) - Nature morte aux fleurs dans un vase en porcelaine chinoise Blanc) bleu avec un papillon Vulcain ouge sur un entablement de bois


 

François Habert (actif entre 1643 et 1652)
Nature morte aux fleurs dans un vase en porcelaine chinoise Blanc) bleu avec un papillon Vulcain  rouge sur un entablement de bois 
Collection particulière

Que voit-on ? Cette nature morte très estivale  se compose, d’un assortiment de fleurs blanches  (fleurs d’oranger et de fleurs de jasmin mêlées) et jaunes
Sur l'entablement  jonchent quelques fleurs fraîchement tombées du bouquet, symbolise le temps qui passe. Le paillon Vulcain rouge est  comme beaucoup d'insectes représentées dans les natures mortes, aussi le symbole  de la consomption (on disait alors  de la corruption mais ce mot a perdu ce sens) de toute chose.  

Rappel biographique : Peu de choses sont connues avec certitude sur la vie de ce peintre de fleurs et de fruits. Probablement d’origine flamande, il aurait fait son apprentissage dans l’atelier anversois de Jan Davidsz de Heem avant de s’installer à Paris où on le sait actif autour des années 1643-1652. Il fut sans doute  collaborateur de Picart qui, dans sa correspondance avec Matthjis Musson, mentionne ses affaires avec « Monsieur Habert » et, par conséquent, potentiellement marchand de tableaux.
Ses œuvres dévoilent une évolution stylistique sensible et une grande variété iconographique. Celle-ci témoigne non seulement de la proximité de François Habert avec le style sobre et élégant des peintres de la réalité, notamment de Sébastien Stoskopff, mais aussi d’une inspiration flamande. D’autres tableaux, en revanche, où bouquets de fleurs, paniers et de fruits, pans de rideaux et tapis, carafes, crustacés et animaux s’entremêlent, montrent clairement l’influence des compositions foisonnantes et tumultueuses de Pieter van Boucle et de Jean-Baptiste Monnoyer.

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2020 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau