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vendredi 4 décembre 2015

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musique

Evaristo Baschenis (1617-1677) Nature morte avec instruments de musique Collection privée


Evaristo Baschenis (1617-1677)
Nature morte avec instruments de musique
Collection privée

Que voit-on ? Sur un entablement de grès noir, se déploie le thème favori de Baschenis : le luth. Ici, il y en a trois, présentés sous trois angles différents de façon à permettre autant de rendus de perspectives, à savoir : sur la tranche, sur le dos et sur le ventre.  Chacun de ses luths présente une particularité : celui  de gauche arbore (au bas de la tranche) un ruban de soie rose ; celui de droite présente sur son dos rond, deux traces de doigt sur de la poussière qui est censée recouvrir l'instrument,  ces traces de poussière étant un des trompe-l'oeil favoris de Baschelis grâce auxquels il gagna une grande célébrité de son vivant ; le luth du fond enfin expose un délicat frisotis de cordes à l'endroit des clés d'accord. Autres éléments présents sur cette nature morte d'un réalisme absolu : un violon de Crémone au vernis très clair, posé sur un boîte ouverte d'où s'échappe un ruban de même couleur que celui qui orne un des luths et une partition de musique en équilibre sur l'entablement. Ponctuant le tout enfin, sur la droite un magnifique brocard, orné de deux glands de riche passementerie.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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mercredi 29 juin 2016

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musiques et pommes

Evaristo Baschenis  (1617-1677) Nature morte avec instruments de musiques  et pommes Musée des Beaux Arts de Bruxelles


Evaristo Baschenis  (1617-1677)
Nature morte avec instruments de musiques  et pommes
Musée des Beaux Arts de Bruxelles

Que voit on ? les habituels instruments de musiques représentés dans les natures mortes de Baschenis (violon et luth ou théorbe)  en position renversée, la face cordée posée contre des partitions. Dans son étage supérieur cette nature morte présente aussi une pile de livres fermés  dont un comporte un billet en manière de marque page et deux pommes.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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samedi 2 décembre 2017

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Instruments de musique sur une table

Evaristo Baschenis (1617-1677) Instruments de musique sur une table Musée des beaux arts de Bruxelles.

Evaristo Baschenis (1617-1677)
Instruments de musique sur une table
Musée des beaux arts de Bruxelles.

Que voit-on ?  L'accumulation habituelle chez ce peintre d'instruments de musique précieux, toujours saisis sous des angles surprenants (comme ici la viole de gambe peinte sur le dos). Plus surprenante est la présence de fruits  en voie de pourrissement, envoyant au spectateur le message qu'il doit se hâter de profiter des plaisirs de la vie.... car si les plaisirs de la chair ne sont pas éternels, les plaisirs de l'esprit ne le sont guère plus.  La lumière dorée du couchant qui baigne la composition avant que la nuit ne la cache, souligne doublement le message.

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis.  Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.
 
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samedi 28 mai 2016

Evaristo Baschenis (1617-1677) - Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois

Evaristo Baschenis 1617-1677) Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois Gallerie dell'Académia, Venetia


Evaristo Baschenis 1617-1677)
Nature morte avec instruments de musique et coffret chinois
Gallerie dell'Académia, Venetia

Que voit on ? Sur un table recouverte d'une nappe rouge à motif de rayures, posée devant un rideau de lourd brocard doublé de soie dont le drapé est maintenu par des glands de passementerie très ouvragée : une accumulation d'instruments de musique (un violon de Crémone au vernis clair, une flûte piccolo, 1 hautbois, 2 luths dont un seule enrobé d'un ruban de soie et l'autre présenté de dos comme c'est l'habitude chez ce peintre) autour d'une boite chinoise noire assez intrigante et d'une mappemonde à l'équateur de laquelle repose, de façon assez étrange, un œillet !

Rappel biographique : Prêtre, dernier né d'une dynastie d'artistes italiens, ami d’une famille notable de luthiers de Crémone, on ignore cependant quel maître exactement enseigna la peinture à Evaristo Baschenis. Contemporain du bergamasque Carlo Deresa, connu pour ses natures mortes, il est considéré aussi comme le créateur de ce genre particulier qu'est la peinture de trophées, d’instruments et de cahiers de musique, mêlés d’écritoires, de boîtes, de fruits, d’encriers et autres objets arrangés sur des tables couvertes des plus beaux tissus, avec un réalisme presque photographique que peu de peintres ont approché depuis. Il est célèbre notamment pour avoir rendu la poussière qui recouvrait certains instruments avec tant d’art que le spectateur s'y trompait. Les effets des tableaux (toujours de petites tailles) de cet artiste sont tels qu’ils sont, encore aujourd'hui, très recherchés dans les ventes et que beaucoup sont dans des collections particulières. Ses natures mortes aux instruments de musique, toutes titrées à l'identique sont, pour la plupart, des œuvres de série, issues d'une douzaine de modèles de compositions originales. La figure du luth en raccourci, réalisé à la perfection, est un écho de ce qui apparaissait comme un défi de perspective aux peintres et dessinateurs du 17e siècle. Concernant les tissus, passementeries et tapis, Evaristo Baschenis en rend toute la réalité uniquement au pinceau, alors que Bettera - avec lequel on l'a confondu quelquefois - maroufle sur une pièce de toile de jute grossière dont le relief sert de base au rendu des tapis.

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dimanche 27 février 2022

Bartholomeo Bettera (1639-1688) - Nature morte avec Luth, Violoncelle, Guitare, Manuscrits et Livres sur une Table

 

Bartholomeo Bettera, (1639-1688) Nature morte avec Luth, Violoncelle, Guitare, Manuscrits et Livres sur une Table Collection Privée

 

Bartholomeo Bettera  (1639-1688)
Nature morte avec Luth, Violoncelle, Guitare, Manuscrits et Livres sur une Table
Collection Privée

Que voit on ? Une composition d'une grande originalité comme beaucoup de toiles de ce peintre baroque qui propose souvent des pêle-mêles d'objets et en particulier d'instruments de musique toujours entremêlés de façon à ce qu'il ne soient pas immédiatement reconnaissables, comme s'il s'agissait pour lui de donner à deviner ou plutôt dans ce cas d précis à déchiffrer sa composition.

Rappel biographique : Le peintre italien originaire de Bergame, Bartolomeo Bettera a séjourné à Rome ainsi qu'à Milan où il demeura probablement jusqu'à sa mort survenue à la fin du 17e siècle. Dans le domaine des natures mortes, Bartolomeo Bettera est assez proche du style d'Evaristo Baschenis dont il s'inspira beaucoup pour certains thèmes, et avec lequel on l'a souvent confondu, notamment dès qu'il s'agit de représentations d'instruments de musique. Les compositions non signées de Bettera provoquent d'ailleurs souvent des erreurs d'attribution avec Evaristo Baschenis, bien que les deux styles puissent être clairement différenciés : couleurs plus opaques pour l'un ou regroupement des objets plus compact et rendu des tissus et des draperies moins raffiné pour Bettera. Néanmoins, la plupart des travaux de Bettera sont signés avec deux initiales séparées par une petite croix (B x B). C'est un formidable inventaire de l'instrumentarium de leur époque que ces deux peintres ont, en tout cas, permis de dresser à travers leurs oeuvres respectives

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vendredi 25 août 2017

Bartolomeo Bettera (1639-1688) - Instruments de musique avec deux globes de verre et un buste d’homme

Bartolomeo Bettera (1639-1688)  Instruments de musique avec deux globes de verre et un buste d’homme   Coll. Remuzzi

Bartolomeo Bettera (1639-1688) 
Instruments de musique avec deux globes de verre et un buste d’homme 
 Coll. Remuzzi

 Que voit on ? La représentation d'instruments de musiques précieux habituellement présents dans les compositions de ce peintre  : ici l'effectif d'un petit orchestre de chambre baroque avec deux mandolines deux violons, une flûte à bec et une trompette à quoi s'ajoutent deux globes de verre montés sur des pieds en ébène chantourné. Ces deux globes ont la particularité de refléter ce qui se passe de l'autre coté de la scène décrite dans le tableau :  en l'occurrence le peintre peignant le tableau et la fenêtre qui éclaire la scène.

Rappel biographique : Le peintre italien originaire de Bergame, Bartolomeo Bettera a séjourné à Rome ainsi qu'à Milan où il demeura probablement jusqu'à sa mort survenue à la fin du 17e siècle. Dans le domaine des  natures mortes, Bartolomeo Bettera est assez proche du style d'Evaristo Baschenis dont il s'inspira beaucoup  pour certains thèmes, et avec lequel on l'a souvent confondu, notamment dès qu'il s'agit de représentations d'instruments de musique. Les compositions non signées de Bettera provoquent d'ailleurs souvent des erreurs d'attribution avec  Evaristo Baschenis, bien que les deux styles puissent être clairement différenciés : couleurs plus opaques pour l'un ou regroupement des objets plus compact et rendu des tissus et des draperies moins raffiné pour Bettera. Néanmoins, la plupart des travaux de Bettera sont signés avec deux initiales séparées par une petite croix (B x B). C'est un formidable inventaire de l'instrumentarium de leur époque que ces deux peintres ont, en tout cas, permis de dresser à travers leurs oeuvres respectives.
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samedi 15 novembre 2014

Bartolomeo Bettera (1639-1688) - Nature morte avec instruments de musique

Bartolomeo Bettera (1639-1688)  Nature morte avec instruments de musique Saint Louis Art Museum, USA


Bartolomeo Bettera (1639-1688) 
Nature morte avec instruments de musique
Saint Louis Art Museum, USA

Que voit-on ?  Sur un entablement de marbre, encadrés par un riche tapis de Smyrne maintenu par de somptueux glands de passementerie, une accumulation d'objets et d'instruments de musique dont, de gauche à droite :  un coq vivant, métaphore de l’effronterie de la jeunesse et de la virilité ; un violon et son archet ; une guitare baroque ou guitare à cinq chœurs somptueusement décorée et formant une croix avec un chitarrone (guitare à long manche plus proche du luth que de la guitare) ;  une viole de gambe et son archet (ancêtre de notre violoncelle) ;  une mappemonde ; des partitions ; des livres fermés ; une carte du monde. L'ensemble de la composition est en porte-à-faux, symbole de l'instabilité des connaissances et de la fragilité du savoir. Cette nature morte comme la plupart des natures mortes contenant des instruments de musique, des mappemondes  et des cartes a un fort pouvoir symbolique. Elle est là pour rappeler à son propriétaire la futilité des voyages (dont la mappemonde et les cartes sont les symboles) de même que la vanité du savoir (l'accumulation de livres et d'instruments de musiques) et des richesses matérielles symbolisées par le riche tapis et les passementeries.

Rappel biographique : Le peintre italien originaire de Bergame, Bartolomeo Bettera a séjourné à Rome ainsi qu'à Milan où il demeura probablement jusqu'à sa mort survenue à la fin du 17e siècle. Dans le domaine des natures mortes, Bartolomeo Bettera est assez proche du style d'Evaristo Baschenis dont il s'inspira beaucoup pour certains thèmes, et avec lequel on l'a souvent confondu, notamment dès qu'il s'agit de représentations d'instruments de musique. Les compositions non signées de Bettera provoquent d'ailleurs souvent des erreurs d'attribution avec Evaristo Baschenis, bien que les deux styles puissent être clairement différenciés : couleurs plus opaques pour l'un ou regroupement des objets plus compact et rendu des tissus et des draperies moins raffiné pour Bettera. Néanmoins, la plupart des travaux de Bettera sont signés avec deux initiales séparées par une petite croix (B x B). C'est un formidable inventaire de l'instrumentarium de leur époque que ces deux peintres ont, en tout cas, permis de dresser à travers leurs oeuvres respectives.
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jeudi 3 décembre 2015

Bartolomeo Bettera (1639-1688) - Nature morte à la mappemonde et aux instruments de musique

Bartolomeo Bettera (1639-1688) Nature morte à la mappemonde et aux instruments de musique Collection privée


Bartolomeo Bettera (1639-1688)
Nature morte à la mappemonde et aux instruments de musique
Collection privée

Que voit-on ?  Une accumulation d'instruments de musique dont deux luths, un violon, une trompe, une mappemonde, des partitions à la notation grégorienne, deux drapés dont l'un constitué d'un rideau de soie et l'autre d'un tapis de Smyrne, des livres fermés. L'ensemble de la composition est en porte-à-faux, symbole de l'instabilité des connaissances et de la fragilité du savoir. Cette nature morte est là pour rappeler à son propriétaire la futilité des voyages (dont la mappemonde est le symbole) de même que la vanité du savoir (symbolisée par l'empilement de livres et d'instruments de musiques) et la vanité des richesses symbolisées par la riche draperie de soie et de le tapis de Smyrne. Le message délivré ici pourrait être quelque chose comme : le signe suprême de la sagesse est de mesurer la valeur relative de tout savoir.

Rappel biographique : Le peintre italien originaire de Bergame, Bartolomeo Bettera a séjourné à Rome ainsi qu'à Milan où il demeura probablement jusqu'à sa mort survenue à la fin du 17e siècle. Dans le domaine des natures mortes, Bartolomeo Bettera est assez proche du style d'Evaristo Baschenis dont il s'inspira beaucoup pour certains thèmes, et avec lequel on l'a souvent confondu, notamment dès qu'il s'agit de représentations d'instruments de musique. Les compositions non signées de Bettera provoquent d'ailleurs souvent des erreurs d'attribution avec Evaristo Baschenis, bien que les deux styles puissent être clairement différenciés : couleurs plus opaques pour l'un ou regroupement des objets plus compact et rendu des tissus et des draperies moins raffiné pour Bettera. Néanmoins, la plupart des travaux de Bettera sont signés avec deux initiales séparées par une petite croix (B x B). C'est un formidable inventaire de l'instrumentarium de leur époque que ces deux peintres ont, en tout cas, permis de dresser à travers leurs oeuvres respectives.
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vendredi 5 février 2016

Giuseppe Recco (1634-1695)



Giuseppe Recco (1634-1695)
Grande natura morta cucina con verdure, piatto, cestino, pollame morto e l'uvade
Museo Ceralbo, Madrid.

Que voit-on ? Un  bric à brac saisi dans un garde manger de cuisine où se mélangent plats en céramiques et marmites en cuivre avec  des légumes (navets tomates, chou céleri et avoine), du gibier,  des fruits (raisin et pommes) et  un morceau de fromage largement entamé. Un verre brisé gisant au premier plan près du soufflet servant à attiser l'âtre, laisse entrevoir la fin prochaine de cette abondance et la fragilité de la condition humaine.

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.


jeudi 23 avril 2015

Giuseppe Recco (1634-1695)



Giuseppe Recco (1634-1695)
Nature morte avec pastèque, figues, pêches et fleurs (1675)
Museo Cerralbo (Madrid)

Que voit on ? Impeccablement rangé sur deux plans étagés à la façon des natures mortes antiques que l'on peut voir à Pompei et Herculanum, des fruits de fin d'été parmi lesquels une pastèque ouverte en deux, des figues, des grenades, des pommes, des cerises et quelques fleurs d'orangers répandus sur l'entablement.  L'ensemble symbolisant  diverses stades de la condition féminine.

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.

samedi 30 janvier 2016

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Nature morte avec gibier, légumes, fruits et perroquet

http://astilllifecollection.blogspot.com


Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Nature morte avec gibier, légumes, fruits et perroquet (1650)
Getty Museum, Los Angeles

Que voit-on ? Exactement ce que le titre indique ...mais a profusion  ! A gauche de la composition, sur le dossier d'une chaise est perché un perroquet cacatoès blanc qui lorgne avec avidité l'amoncellement de  fruits (cerises, figues, raisins, pêches, poires) imprudemment entreposés sur le siège lui-même. Au centre de la composition, suspendu à un tourniquet de boucherie en métal, du gibier (principalement des oiseaux et un lièvre) et juste en dessous d'autres gibiers à plumes disposés au hasard à même une planche posée sur deux tréteaux. A droite et comme plus proches de l'observateur de la scène : les légumes (artichauts, choux, courges) et une pastèque négligemment jetés sur une nappe sombre. Dans cette profusion de produits alimentaires, Adriaen van Utrecht a pris grand soin de juxtaposer différentes textures : celle translucide des grains de raisin, celle plus rugueuse, velouté ou brillante des écorces et peaux des fruits, celle très particulière des plumes d'oiseaux, celle de la fourrure (lièvre), celle plus épineuse des feuilles d'artichaut et celle plus riche de la nappe en velours de soie. A l'arrière plan de cette nature morte, une fenêtre ouvre sur une paysage extérieur. Pas de silhouette d'êtres humains dans ce paysage bien que les signes de présence humaine soient partout présents. La profusion gastronomique du tableau décrit et symbolise le pouvoir de l'homme sur la nature et sa capacité à " l'apprivoiser harmonieusement ".  Cette toile fit partie, avant la première guerre mondiale, de la collection Edoaurd Kann à Paris et fit son entrée dans sles collection du Musée J. Paul Getty a la fin des années 1960.

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière. 
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.


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lundi 10 mars 2014

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Grand buffet de fruits et légumes dans un parc avec un petit singe et un ara

Adriaen van Utrecht (1599-1652)  Grand buffet de  fruits et  légumes dans un parc avec un petit singe et un ara, 1646 Huile sur toile, 117 x 160 cm. Collection privée


Adriaen van Utrecht (1599-1652) 
Grand buffet de  fruits et  légumes dans un parc avec un petit singe et un ara, 1646
Huile sur toile, 117 x 160 cm.
Collection privée

Que voit-on ?  Une composition richement fournie dans laquelle les fruits sont disposés dans des paniers sur un entablement de pierre qui semble être naturel (un rebord ou une marche) alors que les légumes gisent au sol de part et d'autre des deux animaux : un singe attaché par un chaine dorée à un boulet en bas à gauche et un perroquet librement posé sur le rebord d'un panier de fruits en haut à droite. Dans la profusion de fruits représentés citons : des melons,  citrons, oranges, raisins blanc et rouge, pommes, poires, prunes, pêches, abricots, coings ; amandes fraiches, cerises et grenades, autant de symbole de la douceur de vivre et de l'épicurisme.  Parmi les légumes gisant au sol : de gigantesques artichauts, des bottes d'asperges blanches, des chou frisé et des cardons. qui sont tous des symboles érotiques voir sexuels.

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière. 
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.
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samedi 2 juillet 2016

Giuseppe Recco (1634-1695)


Giuseppe Recco (1634-1695) 
Still-life with the Five Senses (1676)

Que voit-on ?  Une composition illustrant les cinq sens : le goût avec le plateau de friandises et de fruits confits, l'odorat avec le bouquet de fleurs, l'ouïe avec les instruments de musique, la vue avec la paire de lunettes et le livre, et  - non sans humour - le toucher avec une cassette sans doute remplie de pièces. 

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait  été transmis l'impulsion décisive du caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte  napolitaine, Giuseppe Recco, surtout  peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme  Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe. 
Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis, Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (pinacothèque de Pesaro, musée de Varsovie), des Poissons (musée du Prado, palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.

vendredi 22 octobre 2021

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Pronkstilleven


Adriaen van Utrecht (1599-1652) Pronkstilleven, 1644. Huile sur toile 185 x 242, 5 cm Rijksmuseum, Amsterdam

 

Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Pronkstilleven (Nature morte de Banquet), 1644.
Huile sur toile 185 x 242, 5 cm
Rijksmuseum, Amsterdam

Que voit on ? Un grand déballage !  Un très grand déballage même !!! comme toujours chez ce peintre dont la représentation de l 'abondance et de la profusion furent le fond de commerce. On peut adorer ou l'on peut détester mais au moins... tout y est  : fruits,  légumes, fleurs,viandes, gibiers, pâtés,  charcuterie, poissons et crustacés, instruments de musiques et leurs partitions, vaisselles précieuses, calices, dame Jeanne  et tonneaux de divers vins, liqueurs,  porcelaines, verreries, coquillages rares, chien tondu comme selon les règles d l'art  topiaire,(!), chimpanzé ouistiti et surtout perroquet triomphant qui, selon les compositions de ce peintre, est soit à gauche soit à droite du cadre ! C'est peu de dire que l'esthétique de ce peintre a beaucoup inspiré les étalagistes des rayons  "alimentation" des grandes surfaces du XXe siècle !

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers. Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière.
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.

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2021 - A Still Life Collection
Un blog de Francis Rousseau

mardi 19 septembre 2017

Giuseppe Recco (1634-1695)


Giuseppe Recco (1634-1695) 
Poissons et récipients 
National Gallery of Slovenia

Que voit-on ?  Sur un fond totalement noir, voulu pour permettre aux formes et couleurs de se détacher avec plus de précision : une série de récipients en cuivre (rouge et jaune) et en bois allant du vase le plus sophistiqué au baquet en bois le plus rustique. Dans le baquet en bois : un gros poisson de roche voisine avec un hareng frais pendu à une corde. Ailleurs, à même l'entablement, divers poissons de roche dont la couleur rouge accuse le contraste avec le jaune des cuivres. Etrange composition qui fournit à ce maître napolitain l'opportunité d'une brillante démonstration de sa maîtrise des textures et des couleurs. ...

Rappel biographique : Issu d'une famille de peintres napolitains, Giuseppe Recco se forma d'abord près de son père, Giacomo, dans un milieu auquel avait été transmis l'impulsion décisive du Caravagisme. Malgré sa grande importance dans l'histoire de la nature morte napolitaine, Giuseppe Recco, surtout peintre de fleurs, ne peut être toutefois considéré comme un chef d'école, même s'il ne fait pas de doutes qu'il ait initié à ce genre quelques-uns de ses meilleurs représentants comme Paolo Porpora, Luca Forte, puis ses propres fils, Giambattista et Giuseppe.  Mais la manière brillante de ce dernier, la qualité qui s'affirme dès ses premières œuvres datées (1664) révèlent une personnalité beaucoup plus vigoureuse que celle de son père, une ouverture aussi à d'autres exemples : celui de son frère Giambattista, celui des Lombards — Evaristo Baschenis ou Bartolomeo Bettera — qu'il découvre au cours d'un séjour à Milan vers sa vingtième année. 
Au-delà de ces influences, l'art de Giuseppe Recco s'affirme par une sensibilité extrême à la poésie de la nature, dont une observation attentive lui fait percevoir les nuances les plus subtiles, les modulations les plus riches. Qu'il peigne des Fleurs (Pinacothèque de Pesaro, Musée de Varsovie), des Poissons (Musée du Prado, Palais Pitti, Florence), une Nature morte au gibier (Palais de Montecitorio, Rome) ou une Cuisine (Galerie de l'Académie, Vienne), la fraîcheur de sa vision picturale servie par une touche rutilante et déliée lui assure une place de premier plan parmi les maîtres de la nature morte italienne.

vendredi 19 octobre 2018

Adriaen van Utrecht (1599-1652) - Nature morte de poissons à l'étalage

http://astilllifecollection.blogspot.com

Adriaen van Utrecht (1599-1652)
Nature morte de poissons à l'étalage, c.1630
Musée des Beaux arts, Ghent.

Que voit on? Une étale de poissonnier richement achalandée de toutes les sortes de poissons que la générosité de la Mer du Nord était capable d'offrir à cette époque là... En comparaison on serait  très déçu par ce que propose les filets de pêcheurs aujourd'hui au même endroit !   Plusieurs espèces ont même sans doute déjà disparu  ou font l'objet de pêches strictement encadrées comme le thon rouge largement représenté sous toute ses formes dans cette nature morte !

Rappel biographique : contrairement à ce que suggère son patronyme, Adriaen van Utrecht est natif d'Anvers.  Il est d'abord influencé par Frans Snyders, puis Jan Fyt. Il voyage en France, en Allemagne et en Italie, où il découvre le style baroque et les effets du clair obscur. Après son retour à Anvers, en 1625, il est admis à la guilde de Saint-Luc. Van Utrecht dirige alors son propre atelier de 1626 à 1646. Il compte parmi ses élèves Philip Gyselaer et Cornelis van Engelen. Son style a également influencé Jan Davidsz de Heem, Evaristo Baschenis et Nicolas de Largillière
Il est particulièrement connu pour ses natures mortes, d'animaux, de gibier, de fruit et de légumes. Il peint également des tableaux de chasse, des vanités, des étals de poissons et des scènes de ferme, avec en particulier des dindons, des perroquets et des paons. Il a collaboré avec plusieurs autres artistes, dont il a pu ici et là  réaliser les éléments de nature morte, comme cela se pratiquait souvent à cette époque. Il a aussi collaboré avec Willeboirts Bosschaert pour le compte de Constantijn Huygens, dans la réalisation des décors de la Huis Ten Bosch à La Haye en 1646.

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